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27/12/2014 01:46 EST | Actualisé 26/02/2015 05:12 EST

La Syrie prête pour des négociations de paix «préparatoires» à Moscou

DAMAS, Syrie - Un responsable du gouvernement syrien s'est dit prêt à participer aux discussions de paix prévues à Moscou le mois prochain, mais a minimisé l'importance de cette rencontre.

Le responsable, cité samedi à la télévision d'État syrienne, a affirmé que le gouvernement était prêt à participer «à des rencontres consultatives préparatoires» qui répondraient aux attentes des Syriens, qui veulent trouver une issue à la crise.

La Russie est un fidèle allié du président syrien Bachar el-Assad. Jeudi, le ministère russe des Affaires étrangères avait affirmé qu'il espérait accueillir après le 20 janvier ces discussions entre le gouvernement syrien et les groupes d'opposition. Le conflit, qui dure depuis bientôt quatre ans, a enlevé la vie à plus de 200 000 personnes, déplacé le tiers de la population syrienne, et permis au groupe extrémiste État islamique de faire une avancée spectaculaire en Syrie et en Irak, cet été.

L'opposition syrienne a insisté pour que toute entente de négociation comprenne la formation d'un gouvernement de transition qui détiendrait tous les pouvoirs exécutifs, mais Bachar el-Assad a rejeté cette demande.

Hadi Bahra, le président de la Coalition nationale syrienne, le principal groupe d'opposition soutenu par l'Occident, a affirmé ne pas encore avoir pris de décision sur sa présence aux discussions de paix.

Selon lui, aucune invitation formelle n'a encore été faite, et il n'y a pas de plan de négociation.

La Russie a indiqué que la première étape des négociations rassemblerait l'opposition interne du pays, tolérée par le gouvernement, et les groupes d'opposition basés à l'étranger. Des délégués du gouvernement les rejoindraient à la prochaine étape.

Toutefois, samedi, le responsable du gouvernement semblait contredire cela. «Les rencontres consultatives préliminaires à Moscou visent à trouver une entente sur la convocation d'une conférence de dialogue entre les Syriens eux-mêmes, sans intervention étrangère.»

Il demeure impossible de savoir si les chefs d'opposition en exil et les chefs rebelles assisteraient à la conférence dans une partie du pays contrôlée par le gouvernement.