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26/12/2014 04:06 EST | Actualisé 24/02/2015 05:12 EST

Tsunami en Asie du Sud-Est: des cérémonies marquent le 10e anniversaire

BANDA ACEH, Indonésie - De milliers de personnes affligées ont pris part à des évènements commémoratifs et à des services religieux à travers l'Asie, vendredi, pour souligner le 10e anniversaire du déferlement du terrible tsunami venu de l'océan Indien, qui a tué des centaines de milliers de personnes.

Le tsunami dévastateur du 26 décembre 2004 a frappé une dizaine de pays bordant l'océan Indien, faisant environ 230 000 victimes. Il a éradiqué des communautés côtières entières, décimé des familles et frappé des plages remplies de touristes au matin du lendemain de Noël. Les survivants ont dû nager dans des eaux remplies de débris et de cadavres.

Dans le cadre des commémorations solennelles de vendredi, des survivants, des représentants du gouvernement, des diplomates et des familles de victimes se sont réunis en Indonésie, en Thaïlande, au Sri Lanka, en Inde et ailleurs. Des moments de silence ont été observés à plusieurs endroits au moment exact où le désastre a frappé.

«Je ne peux pas oublier l'odeur, l'eau à ce moment-là, même 10 ans plus tard», a confié Teuku Ahmad Salman, un résident de 51 ans qui s'est joint à des milliers de personnes pour prier à Banda Aceh, en Indonésie.

«Je ne peux pas oublier comment j'ai perdu ma femme, mes enfants, ma demeure», a-t-il ajouté en sanglots, racontant qu'il a refusé de croire que ses proches étaient décédés pendant des années, mais qu'il avait finalement cessé de les chercher.

Le désastre a été causé par un puissant tremblement de terre de 9,1 sur l'échelle de Richter — le plus puissant à survenir dans la région en 40 ans — qui a soulevé une vague d'une force inouïe, déplaçant des milliards de tonnes d'eau à la vitesse de l'éclair, aussi loin qu'en Afrique de l'Est.

La province d'Aceh en Indonésie, la plus proche de l'épicentre, a été touchée la première, et le plus durement. Initialement, le tremblement de terre a provoqué des dommages à plusieurs édifices et a semé la panique dans les rues. Environ 20 minutes plus tard, un mur d'eau d'une hauteur de 10 mètres est entré sur les terres avec une force imparable, entraînant avec lui des arbres, des maisons, des voitures et des milliers de personnes.

Plus de 170 000 personnes ont perdu la vie en Indonésie seulement, ce qui représente plus de 75 pour cent du nombre total de décès.

Le vice-président indonésien, Jusuf Kalla, a présidé une cérémonie de prières à Banda Aceh, la capitale de la province d'Aceh, vendredi. Accompagné d'autres représentants, il a placé des fleurs au pied d'un tombeau collectif où des milliers de victimes non-identifiées ont été enterrées. Un autre évènement a été tenu pour remercier les ambassadeurs de plusieurs pays étrangers qui ont aidé Aceh à se relever après la catastrophe.

«Ici, il y a dix ans... nous avons tristement découvert des centaines de cadavres, a dit M. Kalla. Aucun mot ne peut décrire nos émotions à ce moment — la confusion, le choc, la tristesse, la peur — à la vue de la souffrance des gens à Aceh. Mais nous ne pouvions rester dans cet état, Aceh devait se relever, et tous les Indonésiens de l'archipel ont aidé ainsi que les gens de partout au monde.»

Plus de la moitié des 5000 victimes recensées en Thaïlande étaient des touristes venus de partout dans le monde pour les vacances des Fêtes.