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23/12/2014 08:39 EST | Actualisé 22/02/2015 05:12 EST

L'Irlande se penche sur les droits du foetus

DUBLIN - Des juges irlandais devront décider si une femme en état de mort cérébrale doit être maintenue en vie pour donner une chance à son foetus de 17 semaines de survivre.

L'affaire a relancé le débat sur l'interdit qui pèse sur l'avortement en Irlande.

Des avocats représentant la femme, son foetus, ses parents, son partenaire et l'hôpital se sont présentés devant un comité spécial de trois juges du Haut tribunal de Dublin.

Ce comité pourrait rendre au cours des prochaines heures une décision qui pourrait ensuite être portée en appel devant la Cour suprême.

Le président du Haut tribunal, le juge Nicholas Kearns, a déclaré que le temps presse.

La Constitution irlandaise accorde une protection égale à la vie de la mère et à celle de son foetus. Des hôpitaux irlandais ont déjà maintenu des femmes en vie pour tenter de sauver le foetus. Mais lors des deux derniers incident connus, en 2001 et 2003, le foetus est décédé in utero après une semaine ou deux.

Cette fois-ci, les parents et le partenaire de la mère se sont adressés à la justice pour que la femme ne soit plus maintenue en vie artificiellement.

Les médecins irlandais demandent de très longue date des directives plus claires quant à savoir à quel moment ils peuvent mettre fin à une grossesse. La loi irlandaise permet actuellement une telle interruption uniquement pour sauver la vie de la mère. Environ 4000 Irlandaises se rendent chaque année en Angleterre pour y subir des avortements.