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19/12/2014 02:54 EST | Actualisé 18/02/2015 05:12 EST

Maxence Parrot: une pause avant de défendre ses titres aux X Games

MONTRÉAL - Maxence Parrot a un objectif bien précis pour la saison 2014-2015: défendre ses titres remportés aux derniers X Games, à Aspen, au Colorado. Mais chaque chose en son temps: le surfeur de Bromont compte profiter du temps des Fêtes pour s'offrir une petite pause en famille.

L'athlète de 20 ans connaît de son propre aveu un début de saison ordinaire. Si sa quatrième place au big air du Air + Style de Pékin, au début du mois — derrière les Norvégiens Emil Ulsletten, Stale Sandbech et Torgeir Bergrem — l'a satisfait, sa 13e position au slopestyle du Dew Tour à la mi-décembre l'a déçu.

«J'essayais une nouvelle descente, plus difficile, mais je n'ai pas offert la performance que je voulais, alors je n'ai pas le pointage espéré, a expliqué Parrot, en visite dans les locaux de La Presse Canadienne. Il me reste à ajuster un peu tout ça avant de reprendre la compétition.»

Afin de l'aider à «s'ajuster», ses commanditaires lui ont fait construire un saut à Whistler afin qu'il puisse s'entraîner autant qu'il le désire.

«J'ai beaucoup de commanditaires qui sont aussi partenaires de la montagne là-bas, c'est donc plus facile d'obtenir des choses», a-t-il dit, précisant qu'il ne s'agit pas d'un complexe semblable à celui que Red Bull a construit pour l'Américain Shaun White, au sommet d'une montagne privée accessible seulement en hélicoptère.

«Ce serait 'l'fun', mais disons qu'on ne parle pas des mêmes moyens!»

Parrot mettra les bouchées doubles en vue des X Games d'Aspen, du 21 au 25 janvier, lui qui n'a qu'un objectif en tête cette saison: défendre ses titres en big air et slopestyle acquis l'an dernier.

«Le sport évolue tellement et la compétition est si féroce qu'il faut toujours garder une longueur d'avance, a fait valoir Parrot. L'an dernier, j'ai remporté ces médailles d'or parce qu'une semaine avant l'événement, je me suis entraîné à fond et ça m'a donné le petit avantage dont j'avais besoin. Mais immédiatement après les X Games, cet écart a été rattrapé par les autres compétiteurs.

«Là, on est tous au même niveau. C'est pour ça que je me rendrai à Whistler dès le 2 janvier afin de regagner ce petit avantage sur les autres. Gagner deux médailles d'or, deux années de suite, ça n'a jamais encore été fait: c'est l'exploit que je vise cette saison.»

Outre les trois Norvégiens, Parrot identifie le Québécois Sébastien Toutant et le Canadien Mark McMorris, médaille de bronze du slopestyle des Jeux de Sotchi, comme ses principaux rivaux pour ces X Games.

«C'est pas mal ça: la Norvège, McMorris, puis Toutant!»

Pas d'épreuve FIS au calendrier

À moins de quatre ans des Jeux de Pyeongchang, Parrot, comme la plupart des surfeurs du circuit professionnel, ne compte pas participer à des épreuves sanctionnées par la FIS cet hiver. Il souhaiterait d'ailleurs que la Fédération internationale de ski (FIS) se serve des compétitions professionnelles dans son processus de qualifications.

«Comme les Jeux sont dans quatre ans, j'ai trois ans de 'break' de compétitions FIS, a-t-il dit. C'est certain que nous, nous souhaiterions que ce soit le World Snowboard Tour qui s'occupe des qualifications. Je trouve ça 'plate' de devoir changer de circuit pour me qualifier pour les Jeux. Mais c'est certain qu'il doit y avoir mille et une explications pour justifier ce choix. Personnellement, ça ne me dérange pas trop de changer de circuit à un an des Jeux, mais si le WST pouvait s'en charger, ce serait l'idéal.»

Un retour aux sources

Parrot profitera de son retour à la maison pour participer à la première Nuit Blanche de Bromont, samedi soir, où il pourra passer une bonne partie de la nuit sur sa planche, en plus de rencontrer ses jeunes — et moins jeunes — partisans.

«Je suis né à Bromont, ça fait 20 ans que j'y habite et j'y ai même acheté un condo. Ils m'ont demandé d'y être (samedi) soir et comme c'est probablement la seule semaine de l'année où je suis au Québec, le timing était parfait. Ce qui est bien, c'est que dans mes nombreux voyages, j'ai rarement l'occasion de faire du snowboard la nuit. Il y a peu de montagnes avec des lumières, alors ça me rappellera de bons souvenirs.»