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17/12/2014 04:12 EST | Actualisé 16/02/2015 05:12 EST

Québec choisit Pierre Gabriel Côté pour diriger Investissement Québec

MONTRÉAL - Après quelques mois de réflexion, le gouvernement Couillard a décidé de confier les rênes d'Investissement Québec (IQ) à Pierre Gabriel Côté, un administrateur ayant notamment oeuvré chez Dessau et Bombardier (TSX:BBD.B).

Sa nomination a été entérinée mercredi, lors du conseil des ministres à l'Assemblée nationale, à Québec.

M. Côté prend la relève d'Yves Lafrance, à la tête du bras financier du gouvernement depuis que Mario Albert s'était fait montrer la porte en août dernier, après un mandat d'un peu plus d'un an.

Dès la nomination de M. Lafrance à titre intérimaire, un comité de sélection composé de quatre personnes visant à lui trouver un successeur avait rapidement été mis en place.

Une porte-parole d'IQ, Chantal Corbeil, a indiqué que la liste des candidats avait été proposée le mois dernier.

«Le comité a soumis une liste de trois ou quatre candidats au conseil d'administration, qui a ensuite envoyé cela au ministre (Jacques) Daoust», a-t-elle indiqué.

Le profil du réseau social Linkedin de M. Côté souligne qu'il est notamment détenteur d'une formation de l'Institut des administrateurs de sociétés à l'Université McGill.

Il a été président-directeur général de Sucre Lantic au début des années 2000 avant d'aboutir chez Bombardier, où il a dirigé la division d'avions d'affaires de 2006 à 2008. Alors qu'il était à la tête de Fibrek, en 2012, il avait notamment encaissé plus de 5 millions $ dans la foulée l'acquisition de l'entreprise par Produits forestiers Résolu (TSX:RFP).

D'après le site du Directeur général des élections du Québec, M. Côté aurait notamment effectué des dons au Parti libéral du Québec en 2004 ainsi qu'en 2009, où le montant a atteint 3000 $.

Nommé par le gouvernement péquiste le 19 juin 2013, M. Albert a quant à lui été réaffecté au ministère des Finances.

Une fois réintégré dans la fonction publique, la rémunération de M. Albert devait correspondre «au traitement» qu'il avait alors lors de son passage à la tête de l'Autorité des marchés financiers, précise le décret publié après la nomination de ce dernier.

M. Albert était président et chef de la direction de l’Autorité des marchés financiers lorsque le gouvernement Marois lui avait demandé de remplacer le banquier Jacques Daoust, qui avait été remercié après sept ans à la tête d’IQ.

Les libéraux avaient alors accusé le gouvernement péquiste d’avoir congédié M. Daoust — actuellement ministre de l’Économie — en raison de son opposition au projet de Banque de développement économique.