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16/12/2014 06:27 EST | Actualisé 15/02/2015 05:12 EST

Le remplacement de deux ravitailleurs divise les milieux militaires

OTTAWA - Une étude portant sur les façons dont la marine canadienne pourra combler son manque de navires ravitailleurs est entre les mains du ministre de la Défense nationale, Rob Nicholson, mais elle ne contiendra pas toutes les solutions possibles.

Le choix du modèle de navire qui remplacera le NCSM Preserver et le NCSM Protecteur — qui seront mis hors de service plus tôt que prévu — divise de plus en plus les milieux militaires canadiens.

Le gouvernement Harper envisage de construire deux navires de soutien interarmées à Vancouver dans le cadre de la Stratégie nationale d'approvisionnement en matière de construction navale, mais ces vaisseaux ne seront pas construits d'ici huit ans. En attendant, la Défense nationale cherche une façon de combler le manque de bateaux.

Diverses solutions ont été proposées au ministre, a affirmé le commandant de la marine canadienne, le vice-amiral Mark Norman, à un comité de la Chambre des communes, le mois dernier.

Toutefois, l'ébauche d'un rapport indépendant ne fera pas partie de l'étude soumise au ministre. Ce document remet en question l'idée d'attendre la fin de la construction de ces bateaux. L'analyse en question — rédigée par deux experts de l'Institut de la conférence des associations de défense — traîne dans les bureaux du directeur parlementaire du budget (DPB). Elle devait faire partie du rapport du DPB sur la question mais elle a été laissée de côté parce que des officiers supérieurs de la marine à la retraite désapprouvaient les recommandations.

Le colonel à la retraite George Petrolekas et un spécialiste des questions militaires, Dave Perry, proposaient l'achat d'un navire français de la classe Mistral et de convertir au moins deux pétroliers civils pour les missions de ravitaillement. Selon eux, cette solution donnerait une plus grande capacité et une plus grande flexibilité à la marine canadienne tout en coûtant moins cher que le programme actuel.

Le DPB refuse de discuter des raisons qui l'ont poussé à ne pas inclure cette recommandation dans son rapport final. Il s'est contenté de dire qu'il avait commandé plusieurs études pour faire le tour de la question.