NOUVELLES
16/12/2014 10:17 EST | Actualisé 15/02/2015 05:12 EST

ISQ: 43 pour cent des ados vivent dans une famille monoparentale ou recomposée

MONTRÉAL - Le dernier portrait de la famille québécoise brossé par l'Institut de la statistique du Québec démontre la progression continue des familles en union libre, des familles monoparentales et recomposées.

Ainsi, en 2011 au Québec, pas moins de 43 pour cent des adolescents âgés de 15 à 17 ans vivaient dans une famille monoparentale ou une famille recomposée.

De façon générale, la probabilité de vivre au sein d'une famille monoparentale ou recomposée s'accroît avec l'âge des enfants mineurs.

«Au Québec, on observe une augmentation de la part des enfants qui vivent en famille monoparentale depuis déjà environ trois décennies», a souligné en entrevue Claudine Lacroix, démographe et auteure de la recherche pour l'Institut de la statistique du Québec.

Elle ne peut dire si ce phénomène est plus marqué au Québec que dans le reste du Canada.

Elle peut toutefois confirmer que l'union libre est bel et bien plus populaire au Québec.

«La progression de l'union libre comme cadre de vie familiale s'est faite de façon beaucoup plus marquée au Québec que dans le reste du Canada», a-t-elle dit.

En fait, six enfants sur 10 en bas âge _ 4 ans et moins _ qui vivent dans une famille avec deux parents vivaient dans une famille où les parents étaient en union libre, en 2011.

Les enfants âgés de 5 à 9 ans qui vivaient dans une famille biparentale se divisaient en deux camps à peu près égaux, c'est-à-dire que 48,5 pour cent vivaient avec un couple en union libre et 51,5 pour cent avec des parents mariés.

Chez les enfants de 10 à 14 ans vivant dans une famille biparentale, 64 pour cent vivaient avec des parents mariés et 36 pour cent avec des parents en union libre. Chez les enfants de 15 à 17 ans vivant dans une famille biparentale, 69 pour cent avaient des parents mariés et 31 pour cent des parents en union libre.

La chercheure souligne dans son rapport que «plusieurs couples de parents se marient après l'arrivée d'un ou de plusieurs enfants, le mariage n'étant plus préalable à la venue des enfants».

Par ailleurs, la présence des mères sur le marché du travail continue d'être marquée.

Ainsi, le taux d'emploi des mères dont le plus jeune enfant est âgé de 2 ans et moins a pratiquement triplé entre 1976 et 2010, passant de 25 à 71 pour cent.

«La majorité des parents de jeunes enfants doivent aujourd'hui concilier leurs obligations familiales et professionnelles», conclut la chercheure.

Ainsi, les deux tiers des ménages avec enfants de 18 ans et moins comptaient deux conjoints présents sur le marché du travail. Dans 47 pour cent des cas, les deux conjoints étaient occupés à temps plein; dans 19 pour cent des cas, un conjoint était occupé à temps plein et l'autre à temps partiel; dans un quart des cas un conjoint était occupé à temps plein et l'autre était sans emploi.