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09/12/2014 12:47 EST | Actualisé 08/02/2015 05:12 EST

Les estimations liées au plafond salarial dans la LNH varieront selon le huard

BOCA RATON, États-Unis - Les partisans et les dirigeants des équipes qui peuvent dépenser autant que le plafond salarial de la Ligue nationale de hockey le permet devraient mettre de côté certaines rivalités et se rallier derrière le dollar canadien.

La raison est simple: la valeur du huard d'ici la fin de la saison pourrait avoir pour effet de modifier les prévisions de la LNH en vue de la saison 2015-2016 en ce qui a trait au plafond salarial.

Le commissaire Gary Bettman a informé lundi le Bureau des gouverneurs de la LNH que le plafond salarial devrait s'élever à environ 73 millions $ la saison prochaine. Mais cette estimation, selon M. Bettman, tient compte d'un dollar canadien valant approximativement 88 cents US.

La LNH, plus que n'importe quelle autre ligue professionnelle de sports en Amérique, est liée au dollar canadien parce que 7 de ses 30 équipes sont établies au Canada. Le Canadien de Montréal et les Maple Leafs de Toronto génèrent d'importants revenus, mais lorsque le huard faiblit, ces montants diminuent lorsqu'ils sont convertis en dollars américains.

Bettman a rappelé que la prévision de 73 millions $ (et de 54 millions $ pour le plancher salarial) n'était «pas coulée dans le béton».

La plus grande partie de cette incertitude, a-t-il indiqué, est liée à la fluctuation du dollar canadien.

«Bien sûr, si le dollar canadien gagne en valeur par rapport au dollar américain, le plafond salarial sera un peu plus élevé, et s'il diminue, le plafond baissera un peu. C'est l'univers dans lequel nous vivons», a expliqué le commissaire.

Par ailleurs, Bettman a semblé écarter le scénario selon lequel le plafond salarial serait inférieur, la saison prochaine, au montant actuel de 69 millions $.

«Toute hypothèse du genre impliquerait soit une méconnaissance du fonctionnement du système, soit la fin de l'économie au Canada, et ça ne se produira pas.»

Les directeurs généraux, incluant ceux des équipes établies aux États-Unis, doivent se préoccuper de la santé du dollar canadien car il aura des répercussions sur leur budget la saison prochaine.

«Nous voici (en décembre) et nous avons un dollar canadien qui fluctue beaucoup, ce qui vous force à regarder (la situation), l'analyser et en parler avec votre directeur général et votre spécialiste du plafond salarial», a noté le président des Blue Jackets de Columbus, John Davidson.

«Mais ce n'est rien qui sort de l'ordinaire.»