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08/12/2014 04:51 EST | Actualisé 07/02/2015 05:12 EST

Sierra Leone: médecins en grève pour le traitement des professionnels infectés

FREETOWN, Sierra Leone - De jeunes médecins de la Sierra Leone ont fait la grève, lundi, pour réclamer de meilleurs traitements pour les travailleurs de la santé infectés par le virus Ebola.

L'association qui représente ces médecins a demandé au gouvernement de s'assurer que l'équipement sollicité, comme les générateurs de dialyse, soit disponible pour traiter les médecins infectés. Bien que le gouvernement ait promis qu'une nouvelle unité pleinement équipée ouvrirait bientôt près de la capitale, les médecins ont tout de même déclenché la grève, selon le porte-parole du ministère de la santé, Jonathan Abass Kamara.

Sur les 11 médecins infectés par l'Ebola en Sierra Leone, dix ont succombé au virus. L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest a fait plus de 6300 morts, dont des centaines de professionnels de la santé. Des travailleurs de la santé de partout en Afrique de l'Ouest ont fait la grève à quelques reprises pour réclamer une meilleure protection ou des salaires plus élevés.

Afin de s'assurer que les professionnels reçoivent un traitement de qualité s'ils sont infectés, des centres spéciaux leur sont destinés au Liberia et en Sierra Leone.

Alors que le taux d'infection commence à se stabiliser en Guinée et au Liberia, la Sierra Leone enregistre ces jours-ci des nombres records de cas, et la population cherche la raison de cette progression dans le pays. L'organisme Save the Children, qui possède le premier centre de traitement britannique à avoir ouvert, a été critiqué pour son déploiement lent et désorganisé.

L'organisme s'est défendu, lundi, en affirmant avoir pris le rôle dont personne ne voulait et l'avoir appris sur le terrain. Il a aussi soutenu offrir progressivement plus de lits. Un mois après l'ouverture du centre, 40 des 80 lits prévus sont en opération.

Douze lits supplémentaires sont réservés pour les travailleurs de la santé, mais ce côté de la clinique a également fait l'objet d'une controverse après des rumeurs voulant qu'il admette des étrangers et des employés de centres britanniques. Un porte-parole de l'organisme en Sierra Leone, Andrew Ewoku, a soutenu que la clinique acceptait tout travailleur de la santé infecté.

Par ailleurs, le Japon a fourni plus de 20 000 combinaisons de protection pour les professionnels de la santé. En tout, il devrait remettre 700 000 combinaisons à l'Afrique de l'Ouest.