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08/12/2014 04:24 EST | Actualisé 07/02/2015 05:12 EST

Les députés israéliens votent la dissolution de leur Parlement

JÉRUSALEM - Les députés israéliens ont voté lundi en faveur de la dissolution du Parlement, déclenchant du même coup une nouvelle campagne électorale.

Une semaine après la rupture de la coalition gouvernementale, tous les 93 parlementaires présents ont voté en faveur de cette mesure, mettant ainsi terme à la législature deux ans plus tôt que prévu. La Knesset compte 120 sièges.

Les élections législatives se dérouleront le 17 mars.

Les premiers sondages indiquent un retour probable de Benyamin Nétanyahou à la tête du prochain gouvernement. Toutefois, une défaite électorale demeure possible pour le chef du Likoud, surtout si ses nombreux opposants parviennent à se regrouper.

Le premier ministre a lui-même déclenché la crise parlementaire en congédiant la semaine dernière deux ministres issus des partis centristes, Tzipi Livni (Justice) et Yaïr Lapid (Finances), les accusant de trop s'opposer à son gouvernement.

M. Livni, qui dirige le Hatnuah, serait sur le point de conclure une alliance avec les travaillistes d'Isaac Herzog. Une telle coalition pourrait dépasser le Likoud mais M. Herzog aurait besoin de l'appui des petits partis ultra-orthodoxes ou de celui du très nationaliste ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, pour diriger le pays.

La coalition gouvernementale était fragile depuis les élections de 2013. Les partis de droite et du centre n'en finissaient plus de se quereller sur plusieurs dossiers comme le budget, un allègement de l'impôt foncier et un projet de loi visant à définir Israël comme un État juif.

M. Nétanyahou tentera de mener le Likoud à un quatrième mandat. Il espère obtenir une forte majorité pour un «bloc nationaliste» regroupant ses traditionnels alliés ultra-orthodoxes juifs, les ultras du Yisrael Beitenu et du Foyer Juif. Ce regroupement prône la ligne dure dans les négociations de paix avec les Palestiniens.

En 2013, ce bloc n'a pu faire élire que 61 députés, une majorité trop faible pour gouverner efficacement. Le premier ministre a dû tendre la main aux deux partis centristes, le Yesh Atid et le Hatnuah.