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29/10/2014 06:05 EDT | Actualisé 29/10/2014 06:05 EDT

Des recommandations pour éviter d'autres évasions de prison

RCQC

Le rapport d'enquête sur l'évasion de juin au Centre de détention de Québec indique que la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a été mal informée sur plusieurs aspects de l'évasion et que ses hésitations publiques sont le résultat du manque de communication des acteurs impliqués dans l'enquête. Les conclusions de Me Michel Bouchard devraient être rendues publiques jeudi.

D'après un reportage de Sébastien Bovet

Accusés de meurtres prémédités, Yves Denis, Denis Lefebvre et de Serge Pomerleau ont été en cavale pendant deux semaines en juin après une évasion spectaculaire par hélicoptère. Il s'agissait de la seconde évasion par hélicoptère au Québec en 15 mois, deux détenus s'étant évadés de la prison de Saint-Jérôme en mars 2013.

La plupart des prisonniers impliqués dans ces deux évasions avaient des liens avec les Hells Angels. Ceux d'Orsainville venaient de voir leur cote de sécurité abaissée avant l'évasion, ce qui leur avait permis d'avoir accès à la cour de la prison et de s'enfuir dans les airs.

Le rapport de Me Bouchard révèle que la directrice du centre de détention de Québec s'est sentie « coincée » à la suite d'une rencontre avec le juge qui présidait le procès des prisonniers qui sont évadés. Elle a compris que le juge craignait l'avortement des procédures si leurs conditions de détention n'étaient pas assouplies. Une décision qui ne faisait pas l'affaire de tous les dirigeants du centre de détention, qui se sont finalement ralliés.

L'enquête administrative souligne aussi qu'il n'y a pas d'images de l'évasion parce qu'un agent correctionnel en poste depuis six mois a braqué la caméra sur des pinces coupantes lancées dans la cour craignant que des détenus les utilisent pour s'évader.

Les trois détenus n'ont pas eu d'aide à l'interne pour s'évader, indique le rapport, tout en soulignant que les agents correctionnels sont souvent victimes d'intimidation. Cette intimidation peut les forcer à aider des prisonniers en leur fournissant de la drogue notamment. Il recommande que tous les employés soient fouillés lorsqu'ils entrent dans un centre de détention. Cette recommandation devrait être retenue par Québec.

De plus, le rapport recommande également de tenir en compte l'affiliation des détenus à une organisation criminelle lors de l'évaluation des cotes de sécurité.

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