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26/10/2014 07:46 EDT | Actualisé 27/10/2014 05:46 EDT

ADISQ 2014: tous les potins du tapis rouge (PHOTOS)

David Kirouac

Serge Fiori allait-il causer la surprise en se présentant au Gala de l’ADISQ, et peut-être même en montant sur scène cueillir un prix, pour boucler la boucle du triomphe généré par la sortie de son dernier album, au printemps dernier? Allait-on fondre en larmes devant l’hommage à Michel Louvain? Quel nouveau visage serait sacré Révélation de l’année?

Le tapis rouge du 36e Gala de l’ADISQ, déroulé à l’entrée de la Salle Wilfrid-Pelletier, en début de soirée, dimanche, était promesse de belles fébrilités et les artistes en nomination, ainsi que ceux venus applaudir leurs collègues, étaient heureux de prendre part à la fête. Voici les commentaires de quelques-uns d’entre eux, recueillis quelques minutes avant que ne s’ouvre la cérémonie, retransmise en direct sur les ondes de Radio-Canada.

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Le maire de Montréal, Denis Coderre, avait très hâte de voir et d’entendre le monologue d’ouverture de l’animateur du gala, Louis-José Houde, de même que l’hommage à Michel Louvain. «Je pense que c’est important de célébrer ce que nous sommes. On sort de notre torpeur, Montréal est de retour. Tout le monde, on voit que la planète s’enligne. Ce n’est pas toujours évident de faire briller notre industrie, mais maintenant, il y a une volonté politique de Montréal, de Québec, de pousser en ce sens et d’appuyer pleinement notre industrie», a souligné le politicien. Monsieur Coderre insiste : il est d’avis que «toute la planète s’enligne», malgré les drames survenus à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa plus tôt cette semaine. «Il faut continuer. Il faut protéger nos choix de société, notre niveau de vie. Il ne faut pas s’inquiéter ; on est toujours en mode vigilance. Mais c’est important de célébrer et d’être fiers de ce que nous sommes.»

Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau ont été parmi les dernières personnalités à fouler le tapis rouge et étaient sollicités de toutes parts. L’animatrice et productrice s’est dite épatée de constater, à chaque année, avec quel brio les diplômés de Star Académie et de La voix arrivent à se tailler une place bien à eux dans la liste des finalistes du Gala de l’ADISQ. «Jamais je n’aurais pensé ça, s’est enthousiasmé Julie Snyder. Je suis vraiment fière de Marie-Mai. Je suis fière de tous les artistes qui ont fait Star Académie et La voix, mais Marie-Mai, j’ai une relation personnelle avec elle. C’est quelqu’un de très cher à mon cœur, Marie-Mai, elle est comme ma petite sœur! Il y a aussi Brigitte Boisjoli, et Valérie Carpentier, de La voix, qui sont en nomination cette année. Valérie est nommée pour la Chanson de l’année. Ce n’est pas rien! Et, non, je n’aurais jamais pensé que ces jeunes artistes se rendraient jusque-là.» «Et Star Académie et La voix sont de phénoménales tribunes pour le talent québécois», a pour sa part renchéri Pierre Karl Péladeau.

Étienne Drapeau et son amoureuse, Myriam Côté, comédienne dans Unité 9, effectuaient dimanche leur première sortie publique officielle en tant que couple. Le chanteur avait déjà déclaré en entrevue, il y a six ans, après sa rupture avec Bianca Gervais, que le jour où il accepterait de poser devant les photographes avec une conjointe, ce serait signe que la femme en question serait la femme de sa vie. Étienne se souvient parfaitement de ces paroles et les assume pleinement… «La vie nous le dira, mais c’est vrai que j’avais dit ça. Ça fait effectivement six ans, depuis ma dernière relation, que je ne m’étais pas présenté publiquement avec une femme. J’avais des papillons dans l’estomac avant le gala! Ce n’est pas rien, de se présenter avec la femme qu’on aime! J’avais été très discret dans les dernières années, mais si je suis avec Myriam ce soir, c’est que je suis très convaincu et sûr de mon coup.» Myriam Côté exerçant elle aussi un métier sous les projecteurs, cette situation facilite-t-elle

la relation des tourtereaux? «J’ai toujours pensé que c’était plus facile avec une fille du milieu, parce qu’elle connaît la game, elle sait composer avec les journalistes, elle sait ce qu’est un tapis rouge. Elle n’a pas non plus un horaire de 9h à 5h. Moi, je me couche tard, je suis toujours parti, alors tout est beaucoup plus facile ainsi.» Étienne a lancé le 23 septembre dernier son cinquième album en carrière, intitulé T’es toute ma vie.

Vincent Vallières n’accorde pas une importance démesurée aux récompenses, mais il admet qu’il se passerait difficilement des nominations que lui accorde chaque année l’ADISQ et qui lui permettent, à ses collègues et à lui, de faire rayonner encore davantage leur travail. «C’est une étrange et belle question. Je pense que toutes les tribunes pour faire connaître notre musique sont importantes, et l’ADISQ nous offre une vitrine d’exception, avec un animateur qui est un ambassadeur fantastique de la chanson québécoise. Je ne pense pas que j’aurais le luxe de me passer de ça. C’est ce qui fait tourner la roue ; les gens nous voient, décident d’aller voir les spectacles, d’acheter des albums… Donc, merci à l’ADISQ!» Vincent cite Fanny Bloom et Philippe B parmi ses coups de cœur musicaux de la dernière année. «Il y a vraiment une belle génération d’artistes qui sont là, qui prennent une place bien à eux, avec de nouveaux sons, de nouvelles idées. Ça veut dire que notre chanson se renouvelle constamment, que la matière première est là. C’est bon signe pour l’avenir de notre chanson. Donc, oui, il y a une relève, et je pense que de plus en plus, elle va prendre en maturité.» Vincent Vallières sera en tournée jusqu’en septembre 2015 avec son spectacle Fabriquer l’aube et s’offrira ensuite un long moment de repos.

Paul Piché était en charmante compagnie, alors que c’est Léna, sa fille de 7 ans, qui l’accompagnait. Membre de la troupe du spectacle Ne me quitte pas – un hommage à Jacques Brel, Paul avait très hâte de voir le début du gala et le numéro d’ouverture de Louis-José Houde. «Je le trouve toujours drôle», a précisé l’auteur-compositeur. Paul Piché est actuellement en écriture pour un éventuel prochain album. «Je sens que ça va arriver à un moment donné», a-t-il lancé en souriant.

Les membres de Kaïn étaient en lice sous les bannières de Groupe de l’année et d’Album de l’année – pop. «Les nominations ont l’importance qu’on leur donne. D’être encore là, c’est le plus beau prix, même si ça fait un peu cliché de le dire. Ça fait 15 ans qu’on s’entête dans la musique avec la même passion, on partage le même camion, le même studio, le même local de répétitions, les mêmes hôtels à tous les jours. C’est un entêtement collectif de tous les jours. La gloriole, le tapis rouge, ça ne nous ressemble pas, mais le monde est encore là. Alors, tant mieux! À chaque année, on pense que c’est la dernière fois, on se remet en question, mais on finit toujours par aboutir sur ce fameux tapis, sur lequel on a l’impression de glisser à chaque fois

parce qu’on n’est pas à l’aise dessus, mais on est là parce que les gens l’ont choisi et on est heureux d’y être», ont expliqué les gars de la formation en s’interrompant mutuellement. Kaïn poursuit présentement sa tournée Pleurer pour rire et écrit constamment pour son prochain disque.

Brigitte Boisjoli était l’une des figures dominantes de ce 36e Gala de l’ADISQ, avec des mentions dans certaines catégories de pointe, comme Chanson de l’année et Interprète féminine de l’année. Elle participait de surcroît au numéro d’ouverture de la soirée, ce qui ajoutait un brin à son stress. «Je suis vraiment flattée, honorée de ces nominations, s’est extasiée la jeune femme. Et je suis très excitée d’être dans le numéro d’ouverture! Je suis très nerveuse. C’est un plaisir de chanter devant les compères, les gens qui font le même métier que moi. C’est un gros party pour nous! Et j’ai hâte aussi de m’asseoir et de profiter du spectacle. Moi, j’adore Louis-José Houde, je suis une fan de ses blagues. C’est comme un spectacle d’humour, qu’on vient voir, ce soir!» Brigitte vient de présenter son spectacle Sans regret au Club Dix30 de Brossard et se promènera sur les routes de la province pendant la prochaine année.

Émile Proulx Cloutier espérait humblement avoir une nomination à l’ADISQ pour son album Aimer les monstres ; or, les six citations reçues l’ont époustouflé. «Je suis tombé en bas de ma chaise, a confié le garçon. Je n’osais pas espérer quelque chose comme ça, d’autant plus qu’on a souligné tant le travail sur le disque que celui sur le spectacle. C’est très important pour moi. Ça me donne de l’énergie d’avoir ces belles tapes dans le dos. Les prix et les nominations, c’est comme la petite bourrasque de vent supplémentaire qui peut te permettre d’aller plus loin, parce que ce n’est pas si facile que ça de faire sortir les gens de chez eux pour aller voir un spectacle.» Émile Proulx-Cloutier continuera sa tournée Aimer les monstres au moins jusqu’en septembre 2015 et sera de retour au Théâtre Outremont, à Montréal, les 7 et 22 novembre prochain. Il sera aussi de la distribution de la nouvelle série de TVA, Boomerang, qu’on devrait pouvoir voir l’automne prochain. La comédie mettra en vedette Antoine Bertrand et Catherine-Anne Toupin dans le rôle d’un couple de trentenaires qui refusent de quitter le domicile familial. «Je vais interpréter un rôle aux antipodes de ce que j’ai fait avant à la télévision, et j’en suis très heureux, a déclaré Émile. Je joue un vrai désagréable…(rires)»

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