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24/10/2014 04:22 EDT | Actualisé 24/10/2014 04:25 EDT

Six corps de bébés retrouvés à Winnipeg: tests d'ADN en cours

awcole72/Flickr

MONTRÉAL (AFP) - Le mystère de la découverte de six corps de bébés en état de décomposition avancée à Winnipeg reste à élucider et les enquêteurs comptaient vendredi sur des tests ADN pour tenter d'établir un lien avec une femme placée en détention.

Andrea Giesbrecht, la locataire du casier où ont été retrouvés les corps en début de semaine, sera présentée au tribunal le 12 novembre, a indiqué vendredi la police en soulignant qu'elle restait en détention pour avoir enfreint les règles d'une libération conditionnelle de deux ans.

Selon des documents déposés au tribunal, à partir de relevés sur l'utilisation du local il est possible de déterminer que les corps ont été déposés entre le 7 mars et le 20 octobre.

L'odeur pestilentielle qui se dégageait du local loué par la suspecte avait attiré les employés du centre d'entreposage où est situé le casier. La police avait d'abord annoncé avoir retiré quatre corps de bébés en état de décomposition avant finalement que le médecin légiste ne détermine à six le nombre de nourrissons ou de foetus.

"Nous parlons de nouveaux-nés, qui venaient de voir le jour, ce n'était pas des enfants", avait déclaré Eric Hofley, porte-parole de la police de Winnipeg peu après la découverte macabre.

Les résultats des tests ADN et les autopsies pourraient prendre beaucoup de temps et l'enquête risque d'être longue, a-t-il dit, en précisant qu'à ce stade aucun indice ne permet de conclure a des homicides.

Ces autopsies devront notamment déterminer la date approximative des décès et les circonstances ou les causes des morts, selon la police.

Greg Brodsky, avocat de Mme Giesbrecht cité dans le quotidien Winnipeg Free Press, a demandé au tribunal que toutes les autopsies soient filmées, permettant ensuite à d'autres experts de pouvoir donner leur propres analyses.

Les tests ADN permettront de faire le lien éventuel entre les différents corps.

Mariée et mère de deux fils de 12 et 16 ans, Andrea Giesbrecht, 40 ans, est présentée comme dépendante au jeu avec des dettes importantes, ce qui lui a valu une condamnation avec libération conditionnelle.