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24/10/2014 08:42 EDT | Actualisé 24/12/2014 05:12 EST

Procter & Gamble songe à essaimer sa division de piles Duracell

CINCINNATI - Procter & Gamble songe à se départir de ses activités de piles en faisant de Duracell une société distincte.

Le plus grand fabricant de biens de consommation au monde, qui a mis la main sur Duracell en 2005, réduit depuis quelques temps sa gamme de produits pour se concentrer sur ceux qui offrent une meilleure performance. Après avoir terminé d'éliminer plus de la moitié de ses marques autour du monde d'ici un an ou deux, P&G estime qu'il lui en restera environ 70 à 80.

Si la séparation de Duracell devait se produire, P&G a indiqué qu'elle permettrait à ses actionnaires d'échanger certaines, toutes ou aucune de leurs actions de Procter & Gamble contre les nouveaux titres de Duracell.

Lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes, le directeur financier de P&G, Jon Moeller, a estimé que les activités de Duracell étaient «attrayantes» et a indiqué qu'elles généraient des ventes d'environ 2 milliards $ US par année. Mais il a précisé que P&G voulait se concentrer sur des produits qui sont «encore plus attrayants».

P&G produit aussi le détergent Tide, les couches Pampers et les soins pour la peau Olay.

Procter & Gamble, établie à Cincinnati, dans l'État de l'Ohio, a précisé vendredi qu'elle privilégierait un essaimage pour Duracell, mais qu'elle restait aussi ouverte à une vente ou d'autres options.

La décision de vendre ou d'abandonner 90 à 100 marques — dont plusieurs sont des produits régionaux — a été prise dans l'espoir de permettre à la société de s'ajuster aux ventes stagnantes. Au cours du dernier trimestre, par exemple, Procter & Gamble a vu ses volumes de ventes reculer dans ses divisions de beauté, de produits capillaires et des soins personnels. Les ventes de rasoirs ont aussi diminuées dans les marchés développés.

Devant la pression l'encourageant à afficher une meilleure performance, la société a ramené à sa tête l'an dernier un de ses anciens chefs de la direction, A.G. Lafley.

M. Lafley a noté que l'imposant portefeuille de la société était le résultat de l'évolution naturelle des multinationales, qui ont tendance à créer ou acquérir des marques avec le temps. Mais P&G a déjà tenté de réduire sa taille ces dernières années, notamment avec la vente de certains produits alimentaires comme le beurre d'arachides Jif, le café Folgers et les croustilles Pringles.

P&G s'attend maintenant à ce que ses ventes de 2015 soient stables ou en hausse de moins de cinq pour cent. Ses prévisions précédentes ne visaient qu'une croissance de moins de cinq pour cent.

La société a maintenu ses prévisions pour son bénéfice de base par action, qu'elle s'attend à voir progresser d'environ cinq pour cent.

Pour le trimestre clos le 30 septembre, Procter & Gamble a engrangé un bénéfice de 1,99 milliard $ US, soit 69 cents US par action. En excluant les éléments non récurrents, son bénéfice ajusté atteint 1,07 $ US par action, ce qui est conforme aux attentes des analystes interrogés par FactSet.

Les revenus ont glissé à 20,79 milliards $ US. Les analystes visaient en moyenne un chiffre d'affaires de 20,76 milliards $ US.

L'action de Procter & Gamble a avancé vendredi de 1,93 $ US à la Bourse de New York, pour clôturer à 85,16 $.