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24/10/2014 04:40 EDT | Actualisé 24/12/2014 05:12 EST

Ottawa: le tireur atteint par plusieurs balles avant d'être achevé par Vickers

OTTAWA - Le récit qu'a fait jeudi la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de la fusillade sur la colline du Parlement, en se servant des images des caméras de sécurité, s'est arrêté à la porte de l'édifice du Centre. Une partie de ce qui s'est passé de l'autre côté de cette porte a pu être reconstruite, grâce à de nombreuses entrevues.

Plusieurs sources ont confirmé à La Presse Canadienne que le tireur a été atteint par plus d'une dizaine de balles, tirées par les gardes de sécurité du parlement, dès son irruption dans l'édifice.

Comme il a déjà été rapporté, c'est le sergent d'armes Kevin Vickers qui l'a définitivement neutralisé au bout d'un court moment.

Le tireur avait réussi à déjouer les agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), chargés d'assurer la sécurité à l'extérieur des édifices de la Cité parlementaire.

Il est entré par la porte principale, les agents de la GRC aux trousses. Ce sont les gardes de sécurité du parlement qui ont d'abord tenté de lui arracher son fusil.

L'un d'entre eux a crié «Gun!» pour prévenir ses confrères du danger. Il a pointé le canon de l'arme de chasse vers le bas, et Michael Zehaf Bibeau a appuyé sur la gâchette. Le garde a été blessé.

Michael Zehaf Bibeau a poursuivi son chemin sur plusieurs mètres dans le hall d'honneur malgré les nombreuses balles qu'il encaissait.

Une fois arrivé tout près de la porte de la bibliothèque du Parlement, le tireur s'est blotti derrière une colonne. C'est là qu'il a été finalement atteint mortellement par M. Vickers.

Son corps avait alors déjà été criblé de balles. On ignore précisément comment il a pu rester debout malgré les blessures infligées par les gardes de sécurité.

Selon une source gouvernementale bien au courant de la séquence des événements, il faut «remercier le ciel» que les gardes de sécurité aient réagi avec autant de célérité et d'efficacité.

La grande majorité des gardes de sécurité à l'intérieur des édifices du parlement ne portent toutefois pas d'arme. Ils en réclament depuis de nombreuses années.

Bon nombre d'entre eux ont affirmé, sous le couvert de l'anonymat, que les tristes événements de mercredi pourraient changer la donne.