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24/10/2014 10:24 EDT | Actualisé 24/12/2014 05:12 EST

Égypte: un attentat tue au moins 30 soldats dans la péninsule du Sinaï

EL-ARICH, Égypte - Trente soldats égyptiens ont été tués vendredi, dans le nord de la péninsule égyptienne du Sinaï, quand une attaque lancée contre un poste de contrôle de l'armée a provoqué une gigantesque explosion.

Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières depuis la chute du président islamiste Mohammed Morsi, en juillet 2013.

Des responsables ont décrit une attaque «bien orchestrée» ayant débuté avec un véhicule piégé qui pourrait avoir été déclenché par un kamikaze. D'autres activistes ont ensuite tiré des grenades propulsées par fusée, frappant un véhicule blindé transportant des munitions et provoquant une deuxième explosion. Des bombes en bordure de route ciblant les secours ont frappé deux véhicules de l'armée, blessant grièvement un haut gradé.

La télévision publique a indiqué que des affrontements entre des soldats et des assaillants avaient suivi l'attaque, sans fournir plus de détails. L'attaque est survenue à quelque 15 kilomètres de la ville d'El-Arich, dans le nord du Sinaï.

Les autorités ont affirmé que le bilan risquait de s'alourdir, puisqu'il y a eu aussi 28 personnes blessées, dont plusieurs se trouvaient dans un état critique.

Le président Abdel-Fattah el-Sissi a organisé une rencontre d'urgence du Conseil de défense nationale après l'attaque. Dans un bref communiqué, le conseil a promis que l'armée chercherait à «venger le sang versé».

Des islamistes combattent les forces de l'ordre égyptiennes dans le Sinaï depuis des décennies, mais la violence a augmenté après la chute du président Mors, en juillet 2013.

Les attaques se sont aussi propagées ailleurs au pays, notamment au Caire et dans le delta du Nil.

Le gouvernement blâme le mouvement des Frères musulmans dont était issu M. Morsi.

La majorité des attaques ont toutefois été revendiquées par Ansar Beit al-Maqdis, un groupe inspiré d'Al-Qaïda qui sévit dans le Sinaï.

Personne n'a revendiqué la responsabilité de l'attaque dans l'immédiat, mais les autorités affirment qu'elle portait la signature d'Ansar Beit al-Maqdis.