NOUVELLES
23/10/2014 04:36 EDT | Actualisé 23/12/2014 05:12 EST

L'Europe renforce sa contribution financière pour lutter contre l'Ebola

BRUXELLES - L'Union européenne a annoncé jeudi une nouvelle tranche de financement de 24,4 millions d'euros (soit environ 34,7 millions $ CAN) pour combattre l'Ebola, alors que les leaders du bloc continental ont fait pression en faveur de la création d'un fond d'un milliard d'euros (soit environ 1,4 milliard $ CAN) destiné à lutter contre la maladie.

Le premier ministre britannique David Cameron a instauré cet objectif la semaine dernière, et avant le lancement, jeudi, d'un sommet de deux jours des dirigeants de l'UE, l'ensemble des engagements européens contre l'Ebola représentaient plus de la moitié de la somme visée. Londres a dit avoir versé 125 millions de livres (soit environ 225 millions $ CAN) pour contrer la maladie, soit plus que toute autre nation du bloc des 27.

M. Cameron, alors qu'il entrait au siège de l'UE, à Bruxelles, a fait valoir qu'il fallait que «les autres pays européens en fassent davantage».

Selon le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, l'argent promis jeudi ira à la recherche médicale en vue de développer un vaccin contre la maladie. Il a affirmé que le monde était engagé dans une «course contre la montre» en ce qui concerne l'Ebola. «Nous devons nous attaquer à la situation d'urgence, mais aussi avoir une réponse à moyen et à long terme», a déclaré le président de la Commission européenne.

Un consortium international dirigé par l'Institut de médecine tropicale, à Antwerp, a de son côté fait savoir qu'il tentera de déterminer si le fait de soigner des patients atteints d'Ebola avec des anticorps provenant du sang des survivants pourrait aider. Les chercheurs ont obtenu 2,9 millions d'euros (soit environ 4,1 millions $ CAN) pour évaluer la sécurité et l'efficacité d'un traitement des malades avec du sang et du plasma de gens ayant guéri de leur infection.

À Genève, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que les voyageurs étrangers en provenance des trois pays les plus touchés — la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia — devraient continuer de subir des examens médicaux en vue de détecter les symptômes de l'Ebola afin d'éviter une dissémination plus poussée de la maladie. Les experts se prononcent toutefois contre toute interdiction généralisée des déplacements ou des échanges commerciaux avec ces nations.

En Espagne, cinq des 15 personnes entrées en contact avec une infirmière ayant survécu à l'Ebola ont obtenu leur congé de l'hôpital, jeudi, après avoir passé 21 jours en observation sans montrer des signes de la maladie. Quant à l'infirmière, Teresa Romero, âgée de 44 ans, elle a été déclarée guérie mardi.

En Allemagne, des volontaires de l'armée se sont entraînés à enfiler des tenues de protection et à s'asperger de solution nettoyante en prévision d'une mission visant à soutenir les efforts de la Croix-Rouge allemande contre l'Ebola au Liberia.