POLITIQUE
17/10/2014 07:57 EDT | Actualisé 17/10/2014 08:00 EDT

Québec: des manifestants profiteront de la venue de Hollande

FRED DUFOUR via Getty Images
French President Francois Hollande reviews troops in front of the Paris' town hall, on August 25, 2014 as part of celebrations marking the 70th anniversary of the liberation of Paris from Nazi occupation during World War II. Hollande asked French Prime Minister Manuel Valls to form a new government on August 25, on the day he leads celebrations to mark the 70th anniversary of the joyful liberation of Paris after four long and bitter years of Nazi occupation in World War II. AFP PHOTO / FRED DUFOUR (Photo credit should read FRED DUFOUR/AFP/Getty Images)

Les employés municipaux du Québec qui manifestent contre la réforme de leurs régimes de retraite entendent perturber la visite d'Etat du président français François Hollande début novembre pour peser sur les autorités locales.

La coalition syndicale des employés municipaux a voté une résolution en ce sens pour peser sur les négociations avec le gouvernement libéral québécois.

Si le président français et le premier ministre québécois Philippe Couillard «veulent se rencontrer, ce sera à huis clos et loin de l'attention publique», a déclaré vendredi Marc Ranger, le président de la coalition.

«On va prendre les moyens pour que ces rencontres soient très difficiles à tenir», a-t-il promis à l'AFP.

Le président François Hollande doit effectuer une visite officielle au Canada du 2 au 4 novembre.

Après une arrivée à Calgary, dans l'ouest canadien, et des rencontres avec le gouvernement fédéral à Ottawa, François Hollande doit arriver à Québec le lundi 3 novembre en fin de journée où il sera reçu par Philippe Couillard.

La visite à Québec, également le mardi matin, sera suivie dans l'après-midi par une rencontre à Montréal avec la communauté française.

Depuis le début de l'été, les employés municipaux multiplient les manifestations, souvent spectaculaires, pour dénoncer le projet de loi visant à réformer les régimes de retraite pour assurer leur financement et combler le déficit annoncé avec le vieillissement des actifs.

Ce projet de loi est «une attaque sans précédent de nos droits fondamentaux» par un gouvernement québécois qui fait preuve d'«entêtement et de désinvolture», a estimé Marc Ranger.

Les syndiqués ont entamé «une guerre de tranchée» et les ministres comme les élus de la majorité «ne dormiront pas» tant qu'ils persisteront dans leur projet de réforme.

«Si des gens viennent au Québec comme le président français», alors «on veut que ça se sache», que les syndiqués mènent une «révolte sociale» pour la défense de leurs acquis, a assuré Marc Ranger.

Il existe 172 régimes de retraite pour les employés municipaux de la province francophone. Les tensions pourraient faire tâche d'huile car la réforme des retraites devrait aussi être élargie aux régimes des secteurs de la santé et de l'éducation.

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