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17/10/2014 08:59 EDT | Actualisé 17/12/2014 05:12 EST

De nouveaux affrontements éclatent à Hong Kong

HONG KONG - Des policiers anti-émeute hongkongais ont affronté dans les rues des milliers de manifestants prodémocratie en colère, samedi, qui ont repris un secteur d'où ils avaient été évincés quelques heures plus tôt.

Les policiers ont utilisé du gaz poivré et des matraques pour affronter les foules qui s'étaient reformées à Mong Kok. Plusieurs manifestants ont été projetés au sol et des dizaines ont été emmenés à l'écart par la police.

Policiers et militants ont joué au chat et à la souris dans le réseau dense de rues de la ville pendant des heures.

Un manifestant saignait de la tête quand il a été transporté vers un véhicule de la police, quelques instants après avoir été jeté au sol par des policiers.

Ni un camp ni l'autre ne semblait vouloir céder un centimètre de terrain, dans les affrontements ayant débuté vendredi. Des policiers ont été vus utilisant des matraques pour démolir les parapluies que les manifestants utilisent pour se protéger du gaz poivré.

La police rapporte que trois policiers ont été blessés. On ignorait combien de manifestants avaient été blessés.

«Les policiers ont perdu le contrôle. Ils battent les manifestants comme si nous étions des animaux. Nous sommes en colère. Les étudiants sont notre avenir», a dit Tommy Lee, un homme de 45 ans outré d'avoir vu les policiers passer les menottes à quatre adolescents.

Quelques heures plus tôt, les policiers étaient intervenus pour dégager les tentes, les toiles et les barricades érigées à Mong Kok, une petite zone de manifestation située de l'autre côté de Victoria Harbor et en face de la zone principale, au coeur du district financier de la ville.

Les manifestants qui se rassemblaient à Mong Kok étaient plus radicaux que les autres. Ils semblaient aussi moins enclins à respecter les directives des leaders étudiants à l'origine du mouvement de contestation.

Jeudi, le leader de Hong Kong avait lancé un nouvel appel au dialogue avec les manifestants prodémocratie, mais la colère de la population face à la brutalité policière a compliqué les efforts pour en arriver à une issue.

Le chef de l'exécutif Leung Chun-ying a dit que son gouvernement était prêt à reprendre les pourparlers avec les manifestants dès la semaine prochaine, tout en leur demandant d'être raisonnables et en prévenant que Pékin ne changera pas de position quant au déroulement des prochaines élections.

Les manifestants occupent plusieurs rues importantes de la ville depuis le 26 septembre. Ils réclament des mises en candidature libres en vue du scrutin de 2017, et non uniquement des candidatures autorisées par Pékin, en plus de la démission de M. Leung.