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17/10/2014 04:45 EDT | Actualisé 17/10/2014 05:02 EDT

Blood and Glass: Incursion dans l'univers éclaté de Lisa Moore (ENTREVUE/ VIDÉO)

Darren Curtis

On entend beaucoup ce nom à Montréal dernièrement: Blood and Glass. Et pour cause: ce projet de Lisa Moore, qui sortira officiellement le 21 octobre, s'annonce comme un des points forts de la rentrée musicale. Le 18 octobre, un lancement bien spécial du premier album de la formation, Museum With No Walls, s'organise dans le cadre du festival d'arts interdisciplinaires Phénomena. Entrevue avec une créatrice très inspirée.

C'est qui premièrement, cette Lisa Moore? Elle a fait ses classes avec Arianne Moffatt et Creature, pour finalement s'allier à Morgan Moore (Thus Owls, Forêt) pour ce nouveau projet. Si je lui demande de décrire l'album, la pétillante Lisa répond joyeusement: «Les chansons sont très imaginatives, visuelles. Il y a des moments plus expérimentaux, rêveurs, qui peuvent faire penser à Godspeed You Black Emperor! Mais les pièces sont tout de même très structurées.» Si on devait apposer une étiquette? On pourrait dire que ça frôle l'électro noir, que ça pousse vers la musique expérimentale, tout en insistant sur le côté rock.

Images (très) parlantes

Si Moore a écrit tous les textes de ce premier effort, elle a pu compter sur de nombreuses collaborations fructeuses pour les arrangements. Entre autres, nommons François Lafontaine, Patrick Watson, Robbie Kuster, Brad Barr, Simon et Erika Angell, Mélanie Bélair et Jocelyn Veilleux. «J'adore les métaphores, les images. Souvent, les musiciens avec qui je travaille vont rebondir sur une idée, trouver des sons qui représentent exactement ma pensée. C'est extrêmement inspirant! Ces chansons sont très personnelles, intimes. De voir que des gens s'identifient à certaines d'entre elles me touche beaucoup.»

Des images tellement parlantes, qu'elles ont inspiré le titre de l'album: Museum With No Walls. «J'ai réalisé qu'aller dans un musée n'est pas nécessaire pour apprécier la beauté de la vie. Ça m'est déjà arrivé de sortir de chez moi et d'avoir l'impression que le monde était devenu une toile. J'essaie d'amener cette beauté dans mes spectacles.»

Justement, cette décision de s'associer au Festival Phénomena pour le lancement de l'album n'est pas anodine. Le spectacle présentera une dimension immersive: la formation sera mise en valeur par une forêt fluorescente. Plus qu'un show de musique, c'est à une véritable incursion dans l'imaginaire de Lisa Moore que le spectateur aura droit.

Pourquoi aller dans cette direction? «J'adore les arts visuels. D'après moi, Blood and Glass est plus qu'un groupe: c'est un collectif. Tout le monde est inclus, entouré de l'univers qu'on propose sur scène. Le but, c'est de détruire la division entre scène et public.»

Fans de musique colorée et imagée, vous voilà avertis: Blood and Glass est un incontournable.

Museum With No Walls de Blood and Glass, en magasins le 21 octobre. Lancement le 18 octobre à 20h à la Sala Rossa dans le cadre du Festival Phénomena.

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