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15/10/2014 06:20 EDT | Actualisé 16/10/2014 07:50 EDT

Cacouna: TransCanada a soumis une proposition à Québec

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La compagnie albertaine TransCanada a envoyé un nouveau plan de travail au gouvernement pour les sondages géotechniques qu'elle effectue à Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent. Québec estime que le bruit causé par les travaux dans le fleuve nuit aux bélugas.

Plus tôt mercredi, Québec avait émis un communiqué dans lequel le ministère confirmait que « l'entreprise ne pourra reprendre ses travaux de sondage géotechnique au large de Cacouna, tant et aussi longtemps qu'elle n'aura pas soumis de proposition jugée acceptable par le Ministère ».

Il semble bien que cette semonce ait porté fruit puisque le promoteur n'a pas tardé à réagir.

Les environnementalistes aux créneaux

Entre-temps, des groupes environnementalistes ont déposé hier une pétition de 32 000 noms au bureau du premier ministre à Québec.

« Ce qu'on demande c'est que comme ce permis a été donné dans des conditions que moi je qualifie de tout à fait illégales, illégitimes, il devrait être tout simplement abandonné et la compagnie ne devrait pas reprendre ses forages », plaide le directeur scientifique de l'Institut national d'écotoxicologie du Saint-Laurent, Pierre Béland.

« On doit arrêter cela. Et la pétition, les 32 000 noms, va se poursuivre jusqu'à ce qu'il y ait arrêt de ces forages-là », martèle le directeur de Nature Québec, Christian Simard.

Le ministre demeure silencieux

Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques David Heurtel a refusé de répondre aux questions des journalistes, hier, à la sortie du Conseil des ministres. Certains de ses collègues ont tenté de se faire rassurants dans ce dossier.

« Notre rôle c'est de voir quels sont les avantages et les inconvénients. Et on a encore presque un an pour se faire une idée sur l'ensemble du projet », a indiqué le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand.

Quant au ministre Jean d'Amour, qui est le député de la circonscription où se déroule toute cette saga, il admet que le dossier est difficile.

« TransCanada a un défi de communication à relever d'abord avec la communauté chez nous. Et il faut qu'à tout point de vue TransCanada se conforme aux exigences et ça, pour moi, c'est non négociable », a-t-il expliqué.

Entente ou pas, les opposants au projet Énergie Est comptent bien être présents au port de mer de Cacouna demain. Des vigiles citoyens sont organisés afin d'épier les moindres mouvements de la barge de TransCanada.

D'après les informations recueillies par Patrick Bergeron

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