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16/10/2014 05:42 EDT | Actualisé 16/12/2014 05:12 EST

Le Conseil européen critique vivement les conditions dans les prisons grecques

ATHÈNES, Grèce - Le principal organisme européen en matière de droits de l'homme a vertement critiqué, jeudi, les conditions en vigueur dans les prisons et centres de détention pour migrants de la Grèce, affirmant qu'aucune amélioration n'avait été apportée malgré des recommandations présentées il y a deux ans.

Ce rapport s'appuie sur des visites réalisées en avril 2013 dans 25 postes de police et des services frontaliers, sept prisons et huit centres de détention de l'immigration et de la garde côtière par le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT).

Ce comité a également publié la réponse du gouvernement grec à ses reproches, dans laquelle les autorités donnent les détails de mesures adoptées pour s'attaquer à ces problèmes. Athènes rejette également les critiques à propos du manque de personnel dans ses pénitenciers.

Le CPT note par ailleurs la multiplication des mauvais traitements imposés aux suspects par la police lors des arrestations, la surpopulation chronique des prisons et des centres pour migrants, ainsi qu'un manque criant de gardiens dans les prisons.

L'Associated Press avait fait état, en décembre 2013, des mauvaises conditions prévalant dans les prisons grecques.

Au cours d'une précédente visite en Grèce, le CPT a constaté que la plupart des pénitenciers fonctionnaient au double ou au triple de leur capacité, des détenus partageant des lits, quand ils ne dormaient pas sur des matelas jetés au sol.

Avec des prisons qui débordent, des centaines de suspects ou de gens récemment condamnés sont détenus pendant des mois dans des postes de police, où les cellules «ne sont absolument pas conçues» pour accueillir des gens pendant plus de 24 heures.

Les conditions sont également mauvaises pour les migrants attrapés alors qu'ils entraient illégalement au pays, poursuit le rapport.