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16/10/2014 04:13 EDT | Actualisé 16/10/2014 04:13 EDT

Canada: plus de pouvoirs pour les services secrets

Sean Kilpatrick/The Canadian Press
A sign for the Canadian Security Intelligence Service building is shown in Ottawa, Tuesday, May 14, 2013. Canada's spy agency clandestinely watched a navy officer pass top secret information to Russia for months without briefing the RCMP - a previously unknown operation that raises questions about whether Jeffrey Delisle could have been arrested sooner. THE CANADIAN PRESS/Sean Kilpatrick

Les services secrets du Canada disposeront bientôt de plus de pouvoirs pour enquêter sur des suspects de terrorisme à l'étranger et protéger l'identité de leurs sources, a annoncé jeudi le ministre canadien de la Sécurité publique, Steven Blaney.

Un projet de loi à ce propos sera présenté au parlement dès la semaine prochaine, a-t-il dit. Il apportera des amendements à la loi qui encadre le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et qui n'a subi aucune modification majeure depuis son adoption en 1984.

«Les événements des derniers mois en Irak et en Syrie nous montrent que nous ne pouvons être complaisants face au terrorisme», a déclaré M. Blaney.

Il a rappelé que quelque 130 personnes ayant «des liens au Canada» sont actuellement soupçonnées de mener des activités liées au terrorisme à l'étranger.

Les changements proposés font suite à une série de décisions récentes des tribunaux qui invitaient le gouvernement à clarifier les règles d'engagement du SCRS à l'étranger.

La Cour fédérale avait notamment critiqué le SCRS pour avoir eu recours à ses partenaires des «Five Eyes» («Cinq yeux»), qui comprennent également le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, pour épier les mouvements de Canadiens à l'étranger.

Ottawa enquête en ce moment sur 80 individus revenus récemment au Canada de zones de guerre, notamment d'Irak et de Syrie, et soupçonnés d'avoir mené des activités en lien avec le terrorisme.

Mais il y a aussi «des Canadiens au Pakistan, en Afghanistan, au Yémen, au Liban, dans le Sahel, au Maghreb, qui sont impliqués dans des activités associées au terrorisme», a prévenu récemment le directeur du SCRS, Michel Coulombe.

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