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15/10/2014 05:22 EDT | Actualisé 15/10/2014 05:24 EDT

Une tournée internationale pour «Belles-Sœurs: The Musical»? (PHOTOS)

Courtoisie

Germaine Lauzon, Pierrette Guérin, Rose Ouimet et les autres Belles-Sœurs entonneront la version anglophone de l’adaptation musicale de la plus célèbre pièce de Michel Tremblay, dès le 19 octobre au Centre Segal. Convaincu du succès du « musical » dans l’ouest de Montréal, le producteur Allan Sandler est en pourparlers afin de faire voyager le spectacle à Toronto, Broadway et Londres!

« Il n’y a rien qui ressemble à ce spectacle sur Broadway ou ailleurs dans le monde. Je suis convaincu que les publics de partout vont s’identifier aux belles-sœurs, pleurer et rire avec elles. La pièce a lieu au Québec, mais c’est aussi un portrait du milieu des années 60 et des femmes défavorisées qui vivent de chèque de paye en chèque de paye. Tout le monde peut se sentir interpellé par elles ou se rappeler une mère, une tante ou une grand-mère », dit le producteur, qui affirme avoir l’attention de producteurs canadiens et américains.

Quatre ans après avoir dirigé l’adaptation musicale des Belles-Sœurs au Théâtre d’Aujourd’hui, René Richard Cyr a travaillé de près avec Brian Hill et Neil Bartram, qui signent l’adaptation anglophone du livret et des paroles. « On a vite réalisé qu’on devait aller au-delà de la simple traduction, souligne le metteur en scène. Il fallait adapter certains aspects dans la structure pour rejoindre une sensibilité anglophone aux comédies musicales pures, alors que Belles-Sœurs répondait davantage aux codes du théâtre musical. »

Que les puristes se rassurent, les noms québécois des personnages n’ont pas changé et plusieurs touches francophones ont été insérées dans les paroles. « Notre but était de retravailler l’œuvre musicale en la traitant avec tout le respect qu’elle mérite, indique le tandem Hill et Bartram. Quand nous avons vu le spectacle francophone pour la première fois en 2011, on a été absolument soufflés! On voyait le public qui aimait et connaissait très bien ces femmes. C’était un vortex très puissant. »

« Notre but était donc de rester fidèle à l’esprit de base. Tout au long du processus, la collaboration avec René Richard s’est bien déroulée. On n’a jamais eu à s’obstiner ou à se battre pour certains détails. Ses instincts en théâtre musical sont très forts et il s’assurait qu’on honore la pièce. »

Agissant à titre de metteur en scène de l’adaptation anglophone, Cyr confirme que les décors, les costumes et le look des personnages sont pratiquement identiques, même si l’œuvre prend une allure générale un peu différente.

« Ma comparaison est peut-être boiteuse, mais c’est comme si on écoutait un disque de Céline Dion en français, où on lui demande la retenue, la sensibilité et les nuances, avant d’en écouter un en anglais, où on lui demande de pousser son organe et de tenir la note. La matière première est la même, mais ce qu’on en fait est différent. Par exemple, ça reste la musique de Daniel Bélanger, mais elle est adaptée pour les paroles en anglais et accompagnée de nouveaux morceaux, sans jamais dénaturer l’histoire des femmes de 1965. »

La production a passé plus de 300 auditions à Montréal et Toronto pour trouver les actrices-chanteuses qui tiennent désormais les rôles interprétés par Marie-Thérèse Fortin, Maude Guérin, Guylaine Tremblay, Kathleen Fortin, Janine Sutto et les autres.

René Richard Cyr a d’ailleurs eu besoin d’une période d’adaptation pour oublier les voix et les visages des actrices francophones. « Après un certain temps, j’ai réussi à m’affranchir de mes souvenirs. Évidemment, pour jouer Pierrette Guérin, il n’y a pas deux Maude Guérin, on ne retrouvera pas ça. Mais on peut trouver d’autres qualités. Je cherchais avant tout des actrices qui correspondaient aux personnages, qui sont très clairs dans ma tête, et non aux comédiennes de l’œuvre originale. »

Lors des extraits présentés aux médias, on pouvait tout de même remarquer que certaines actrices anglophones ressemblent aux interprètes francophones de leurs personnages, comme c’est le cas avec Lili Connor et Kathleen Fortin (Des Neiges Verrette) ou Guylaine Tremblay et Stéphanie Mcnamara (Rose Ouimet), une fois maquillées et costumées.

Néanmoins, lorsque l’actrice Astrid Van Wieren (Germaine Lauzon) a entonné la pièce d’ouverture (Gratis , en français), les médias ont pu constater que la production anglophone avait misé sur des actrices possédant un organe vocal encore plus développé et peaufiné que celles de la version québécoise.

Autre nuance importante, dans la version anglaise de la chanson La porte d’en avant, on dénote que la jeune femme enceinte dont il est question n’est plus la petite Lise Paquette, mais bien Linda, la fille de Germaine. « Le spectacle en anglais tourne davantage autour de Germaine, Pierrette et Linda. Rose est désormais au même niveau que les autres. D’un point de vue dramaturgique, on va encore plus loin », explique le metteur en scène.

Belles-Sœurs: The Musical sera présenté au Centre Segal de Montréal du 19 octobre au 9 novembre 2014. Cliquez ici pour plus de détails.

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