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15/10/2014 04:03 EDT | Actualisé 15/12/2014 05:12 EST

Grande soirée de première et de retrouvailles pour le Canadien, jeudi

BROSSARD, Qc - Si Brendan Gallagher a pu côtoyer le gaillard Milan Lucic en arborant son large sourire pendant tout l'été sans coup férir, Alexei Emelin et Dale Weise devraient n'avoir rien à craindre sur la patinoire du Centre Bell, jeudi.

La grande soirée de première à domicile cette saison pour le Canadien marque également les retrouvailles avec leurs éternels rivaux des Bruins de Boston depuis la conclusion tumultueuse de la série que les deux équipes ont âprement disputée, le printemps dernier.

On se rappellera que Lucic, très frustré, avait proféré des menaces à l'endroit d'Emelin et de Weise lors de la traditionnelle poignée de mains, au terme de la série que le CH a remportée en sept matchs. Des menaces qu'avait rapportées publiquement Weise, ce qui avait fait éclater le thermomètre de la colère de Lucic. Les joueurs du Canadien, particulièrement ceux ciblés par Lucic, doivent-il craindre de subir des représailles?

«Je m'attends à absolument rien, a affirmé Weise, mercredi. C'est (Lucic) un gars intense qui joue dur à tous les matchs. C'est à ça que je m'attends, et à rien d'autre. Personnellement, je ne repense pas à ça (l'incident) sauf quand vous m'en parlez. Moi, je porte toute mon attention sur mon rendement.»

Weise ne sait pas s'il sera en uniforme jeudi, lui qui s'est entraîné en alternance avec le vétéran Travis Moen au sein du quatrième trio. L'ailier a déjà été retranché dans un match cette saison.

«Je ne m'en fais pas avec ça parce que c'est l'histoire de ma carrière jusqu'à maintenant», a-t-il mentionné.

Même s'il était de retour à l'entraînement, le défenseur Alexei Emelin pourrait également être absent puisqu'il a raté les deux derniers matchs de l'équipe en raison d'une blessure au haut du corps.

Le sourire de Gallagher

Gallagher a raconté s'être de nouveau entraîné en gymnase pendant tout l'été en compagnie de Lucic. Tous deux sont originaires de l'ouest canadien.

«La première fois que nous nous sommes croisés, j'affichais mon plus beau sourire et nous avons échangé une bonne poignée de mains, a-t-il relaté, en souriant justement. Nous avons abordé le sujet, et c'est plus facile d'en rire pendant l'été. Ce qui est 'cool' c'est que la rivalité fait une trève au cours de la saison estivale. Après une éprouvante bataille de sept matchs en séries éliminatoires, on peut s'entraîner aux côtés d'un adversaire. La motivation n'est pas difficile à trouver. Vous savez que vous vous entraînez pour vous retrouver dans la même situation éventuellement.»

Sans excuser Lucic, Gallagher a dit comprendre que la marmite de la frustration puisse sauter au terme d'une farouche lutte de sept matchs contre un rival très détesté.

«C'est un gars compétitif qui a appris à la dure ce qu'il ne faut pas faire. Je ne dis pas par là qu'il regrette ce qu'il a fait. Je ne sais pas si c'est le cas. Mais il aurait sûrement préféré que ça n'arrive pas.»

Gallagher a ajouté que des incidents comme ceux-là laissent des traces, peu importe qu'on change de saison. L'important, a-t-il renchéri, c'est de ne pas se laisser déconcentrer par ça et de respecter ce qu'on doit faire sur la glace pour l'emporter.

Même si ce n'est que le début de la saison régulière et que c'est un premier choc entre les deux équipes, Gallagher a dit qu'un duel Boston-Montréal c'est toujours plus grand que nature.

«C'est ma troisième saison chez le Canadien et je comprends parfaitement la rivalité qui existe entre les deux équipes. Les matchs sont plus intenses, il y a plus de haine, mais du respect également. Ça donne toujours de bons matchs», a-t-il souligné.

L'entraîneur Michel Therrien n'a pas voulu attiser davantage la flamme de la rivalité.

«Je ne commencerai à commenter ce qui s'est passé en séries le printemps dernier, a-t-il répondu au sujet de l'incident Lucic. Nous, nous voulons nous concentrer sur ce que nous devons faire afin de remporter ce match-là.»

Mercredi à l'entraînement, Therrien a mis l'accent sur les unités spéciales ainsi que les batailles individuelles dans les coins de patinoire et devant le filet.

«C'est positif pour l'esprit de groupe de commencer la saison à l'étranger, mais c'est moins bon pour l'entraînement avec tous ces matchs rapprochés et ces déplacements, a-t-il soulevé. Comme nous ne jouerons que quatre matchs au cours des 10 prochains jours que nous passerons à Montréal, nous aurons amplement le temps de travailler plusieurs aspects de notre jeu.»