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14/10/2014 05:35 EDT | Actualisé 14/10/2014 05:43 EDT

L'armée turque a bombardé des positions rebelles du PKK en Turquie

Anadolu Agency via Getty Images
SURUC, SANLIURFA - OCTOBER 14: Military vehicles patrol along the Turkish-Syrian borderline in Suruc district of Sanliurfa, southeastern province of Turkey, as the fighting between Islamic State of Iraq and Levant militants and Syrian Kurdish armed groups intensify in Ayn al-Arab (Kobane) city of northern Syria on October 14, 2014. (Photo by Murat Kula/Anadolu Agency/Getty Images)

Des avions turcs ont bombardé lundi soir des objectifs du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le sud-est de la Turquie, une première depuis le cessez-le-feu décrété par les rebelles kurdes en mars 2013, a-t-on appris auprès des services de sécurité.

Les chasseurs de l'armée de l'air turque ont frappé des positions du PKK qui attaquaient depuis trois jours un poste des forces de sécurité turques dans le village de Daglica (sud-est), a précisé cette source.

Cette opération intervient quelques jours après les émeutes qui ont enflammé la communauté kurde dans toute la Turquie, faisant au moins 34 morts, des centaines de blessés et de très importants dégâts matériels.

Ces manifestations ont été provoquées par le refus du gouvernement islamo-conservateur turc d'intervenir militairement pour sauver la ville kurde syrienne de Kobané, assiégée depuis des semaines par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Le pouvoir a engagé à l'automne 2012 des négociations avec le chef emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan, pour tenter de mettre un terme à une rébellion qui a fait quelque 40 000 tués depuis son début en 1984.

Les rebelles kurdes ont décrété un cessez-le-feu unilatéral en mars suivant puis commencé à retirer une partie de leurs combattants de Turquie vers leurs bases du mont Kandil, dans le nord du territoire irakien. Mais ils ont interrompu ce mouvement il y a un an, jugeant que le régime d'Ankara n'avait pas tenu ses promesses de réformes en faveur de la minorité kurde du pays, qui compte 15 millions de personnes.

Les tensions entre les deux parties ont brusquement ressurgi à la faveur de l'offensive des jihadistes contre Kobané (Aïn al-Arab en langue arabe).

M. Öcalan a récemment averti que la chute de Kobané signifierait la fin du processus de paix et sommé le gouvernement de prendre des initiatives avant mercredi.

S'il a sévèrement condamné les manifestants kurdes, le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis de tout faire pour poursuivre le dialogue.

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