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27/08/2014 06:52 EDT | Actualisé 27/08/2014 06:56 EDT

Syrie: l'ONU dénonce des exécutions publiques et l'utilisation d'armes chimiques

ASSOCIATED PRESS
FILE - This undated file image posted on a militant website on Tuesday, Jan. 14, 2014 shows fighters from the al-Qaida-linked Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) marching in Raqqa, Syria. Saudi Arabia and other Gulf petro-powerhouses encouraged a flow of cash to Sunni rebels in Syria for years. But now they face a worrying blowback as an al-Qaida breakaway group that benefited from some of the funding storms across a wide swath of Iraq. Gulf nations fear its extremism could be a threat to them as well. But the tangle of rivalries in the region is complex: Saudi Arabia and its allies firmly oppose any U.S. military action to stop the Islamic State’s advance in Iraq because they don’t want to boost its Shiite-led prime minister or his ally, Iran. (AP Photo/Militant Website, File)

Les exécutions publiques de civils les vendredis dans les zones syriennes sous contrôle de l'Etat islamique (EI) sont devenues un "spectacle ordinaire", a dénoncé mercredi une commission d'enquête de l'ONU dans un rapport.

"Les exécutions dans les lieux publics sont devenues un spectacle ordinaire les vendredis à Raqqa et dans les zones contrôlées par l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) dans la province d'Alep", indique la commission d'enquête internationale de l'ONU, soulignant qu'il s'agit de crimes contre l'humanité.

Ces exécutions sommaires ont pour objectif d'"instiller la terreur parmi la population" et de s'assurer que cette dernière soit soumise à son autorité, ajoute-t-elle.

D'après le rapport, les jihadistes encouragent et obligent même parfois la population à assister à ces exécutions, d'après les enquêteurs. La majorité des victimes sont des hommes, mais plusieurs garçons âgés entre 15 et 17 ans ont aussi été exécutés sommairement, ainsi que des femmes.

La commission a été mandatée par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU pour enquêter et enregistrer toutes les violations du droit international relatif aux droits de l'Homme en Syrie.

Dans ce dernier rapport, les enquêteurs accusent une fois de plus le gouvernement de commettre des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre. Les groupes armés non étatiques sont également accusés de commettre des crimes de guerre.

La commission d'enquête soupçonne par ailleurs Damas d'avoir largué des barils d'explosifs additionnés de chlore à Kafr Zeita, à Al- Tamana'a et à Tal Minnis (ouest).

"Il existe des motifs raisonnables de croire que les armes chimiques, probablement du chlore, ont été utilisées" huit fois sur une période de 10 jours en avril, écrivent les enquêteurs.

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