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26/08/2014 01:04 EDT | Actualisé 26/10/2014 05:12 EDT

L'ex-colonel Russell Williams s'entend à l'amiable avec des victimes

CP

L'ex-commandant de la base militaire de Trenton Russell Williams a conclu des ententes à l'amiable avec une femme qu'il a agressée sexuellement et la famille d'une autre femme qu'il a assassinée, rapporte l'hebdomadaire Maclean's. Les détails de ces accords demeureront confidentiels.

Une entente aurait ainsi été conclue avec Jane Doe (non fictif), la première femme à avoir été agressée sexuellement par Williams, ainsi qu'avec la mère et le frère de Jessica Lloyd, qui avait été kidnappée à Belleville puis tuée par l'ex-militaire dans sa résidence.

Dans les deux cas, les plaignants réclamaient une compensation financière pour les gestes « brutaux » et « haineux » commis par Russell Williams. Jane Doe demandait 2,45 millions de dollars, tandis que la famille Lloyd lui réclamait 4 millions de dollars.

Les poursuites visaient aussi la conjointe de Williams à l'époque, Mary Elisabeth Harriman, soupçonnée d'avoir voulu mettre certains actifs de la famille à l'abri de telles démarches judiciaires. Les plaintes contre elle seront cependant abandonnées.

Russell Williams et Mme Harriman demeurent cependant poursuivis par Laurie Massicotte, une ancienne voisine du couple qui a aussi été agressée sexuellement par l'ex-colonel des Forces canadiennes.

Cette dernière réclame plus de 7 millions de dollars non seulement à Russell Williams, mais aussi à Mme Harriman, qu'elle accuse d'avoir été au courant de la double vie de son mari, et à la Police provinciale de l'Ontario, qui aurait omis, selon elle, de prévenir le voisinage qu'un prédateur sexuel rôdait dans les parages.

Russell Williams a été condamné le 21 octobre 2010 à deux peines concurrentes de prison à vie sans possibilité de libération avant 25 ans pour les meurtres de Jessica Lloyd et de Marie-France Comeau.

L'ex-commandant de la base militaire de Trenton a aussi écopé de deux peines de dix ans de prison pour agressions sexuelles et d'une peine d'un an de prison pour les 82 accusations de vols et entrées par effraction dans des résidences privées.

Il purge toutes ces peines de façon concomitante au pénitencier de Kingston.

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