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25/08/2014 07:54 EDT | Actualisé 25/10/2014 05:12 EDT

Une frappe israélienne fait deux morts à Gaza en territoire palestinien

ROBERTO SCHMIDT via Getty Images
Palestinian men look on as a bomb from an Israeli air strike hits a house in Gaza City on August 23, 2014. Israel kept up the pressure on Hamas in Gaza, carrying out multiple air strikes that killed six Palestinians, five of them from the same family, as Egypt prepared to convene new truce talks. AFP PHOTO/ ROBERTO SCHMIDT (Photo credit should read ROBERTO SCHMIDT/AFP/Getty Images)

GAZA, Territoire palestinien - Les combats entre Israël et les militants palestiniens faisaient rage, lundi, alors qu'on tentait apparemment de négocier un nouveau cessez-le-feu et que des centaines d'Israéliens qui habitent près de la bande de Gaza fuyaient leurs résidences dans la foulée d'une attaque au mortier mortelle.

Des responsables estiment que 70 pour cent des 40 000 habitants des localités rurales le long de la frontière de la bande de Gaza ont quitté en près de deux mois de conflit, dont des centaines, lundi. Certains sont allés demeurer avec des proches ou amis, tandis que d'autres restent dans des hôtels ou ont été hébergés par des inconnus désirant aider un compatriote.

Le ministère israélien de la Défense dit aider les habitants qui le désirent à quitter leurs résidences près de la zone de guerre, à l'occasion de ce qui représente, dans les faits, la première grande évacuation organisée par le gouvernement depuis le début des combats.

Un porte-parole du ministère de la Défense, Jonathan Mosery, a indiqué qu'il ne s'agit pas d'une évacuation obligatoire, mais que le gouvernement vient en aide aux habitants qui désirent quitter une zone située à cinq kilomètres et moins de la frontière avec la bande de Gaza. Les évacués seront relogés un peu plus loin, sans frais.

L'armée israélienne indiquait avoir mené au moins 65 frappes aériennes dans la bande de Gaza lundi, visant notamment une mosquée qui aurait été utilisée pour entreposer des armes et une autre où se seraient rencontrés les militants. L'armée a ajouté que des militants palestiniens avaient tiré au moins 100 roquettes en direction d'Israël lundi.

Des responsables palestiniens de la santé ont soutenu que sept personnes avaient été tuées, dont une femme de 42 ans atteinte par un tir de char. Un Israélien a été blessé par les tirs palestiniens.

Les affrontements qui ont déjà coûté la vie à plus de 2100 Palestiniens et 68 Israéliens depuis le 8 juillet ne donnent aucun signe de vouloir cesser.

Le bilan du côté israélien a été beaucoup moindre, largement en raison des alarmes, des refuges contre les bombardements et du système de défense antimissiles «Iron Dome».

Tout de même, les forces israéliennes ont été largement inefficaces à contrer les tirs de mortiers de courte distance — une faille illustrée par la mort d'un garçon de quatre ans, tué vendredi dernier.

«La communauté est très près de la frontière, et nous n'avons pratiquement aucun avertissement avant les tirs», a dit Elazar Ashtivkar, père de quatre enfants, qui a quitté Nahal Oz, scène de l'attaque meurtrière, il y a plusieurs semaines avec sa famille.