DIVERTISSEMENT
25/08/2014 11:31 EDT | Actualisé 26/08/2014 01:01 EDT

Le souffle rock-reggae de Made Them Lions (ENTREVUE)

Le jeune groupe montréalais M.T.L. (Made Them Lions) fera paraître le 26 août un second album qui mélange le rock, la pop et le reggae. Déjà leur travail aux sonorités très accrocheuses est entendu sur les ondes de plusieurs stations de radio québécoises. À quelques jours du spectacle-lancement au National, Le Huffington Post a discuté avec le chanteur-guitariste-claviériste de la formation, Michael Valletta.

Les cinq gars de M.T.L. sont originaires du Grand Montréal et des Laurentides. Trois d’entre eux se connaissent depuis la tendre enfance. En 2004, les membres (les guitaristes Matthew Gillis et Jefferey Cohen, le batteur Stuart Asprey puis le bassiste Jonathan Thorpe) ont commencé à jouer ensemble. Cinq années plus tard, ils formaient officiellement Made Them Lions. En 2012, les Québécois proposaient leur première galette intitulée Sunshine.

Depuis, ils ont offert plusieurs concerts au Canada, dont des prestations avec Sean Paul, Simple Plan, The Wanted ou encore Flo Rida.

Sur ce tout nouveau disque homonyme, Made Them Lions suggère une musique rock assez propre contenant des guitares mélodiques et des harmonies vocales assez présentes. La première pièce Tidal Wave donne le ton avec la voix énergique, mais soignée de Valletta. Ultra accrocheuse, elle est dans la même vague que le single Crazy (le morceau se classe dans le top 15 BBS), qui cartonne dans les radios commerciales québécoises comme réseaux NRJ ou encore CKOI.

Quelque chose dans la facture générale fait penser au travail de Sam Roberts ou encore à tous ces bands qui ont marqué la pop rock américaine des années 1990-2000.

« On a travaillé sur cet album durant un an et demi, raconte Valletta au téléphone. Je parle de l’écriture et du studio (dans les différentes villes de Laval, Montréal et Toronto). On a eu de la chance de travailler avec des réalisateurs aussi talentueux que Greig Nori (Sum 41, Iggy Pop, Hedley, Marianas Trench) et John Nathaniel (non, pas l’acteur, mais celui qui a notamment travaillé avec Marie-Mai et Final State). On était comme une grande famille. La dynamique était excellente même si nous avons été plusieurs à mettre la main à la pâte. »

À propos des textes, Matthew et Michael sont généralement responsables des premiers jets. Ils ont travaillé ensemble la plupart des paroles et des mélodies de base avant de les faire entendre aux trois autres membres du groupe.

« On a improvisé par la suite durant plusieurs heures sur chaque morceau. J’ai quand même écrit quelques chansons seul. Par exemple, Babylon, qui est très personnelle. New Day (aux couleurs reggae) est par contre sortie de nulle part après un jam. »

Bob Marley et The Police

Aux dires de Valletta, le mariage entre les styles reggae et rock est là pour demeurer. Il souligne d’ailleurs que The Police, Bob Marley et Bruno Mars sont de grandes sources d’inspiration.

« On aime aussi des groupe comme Kings of Leon, The Animals, The Black Keys ou encore Arctic Monkeys. Il est possible que nous sortions éventuellement des chansons plus sales comme jouent les Keys et les Monkeys… Pour ma part, j’aime bien quand tout n’est pas trop clean. On va voir. Mais déjà, sur scène, on se laisse pas mal aller. »

Or, il y a loin de la coupe aux lèvres d’ici le moment où Made Them Lions pourra proposer un son musclé et frondeur de la trempe de ces deux groupes qui jouissent d’une renommée planétaire. En attendant, il n’en demeure pas moins que le talent est indéniable chez cette formation bilingue de chez nous, qui a même produit deux morceaux en français (Grâce à toi, et Crazy, version française).

Il faudrait juste qu’ils gagnent en confiance pour oser un peu plus de mordant.

Les cinq musiciens célébreront la sortie du nouvel album, en se donnant en spectacle au National, le 29 août. Plusieurs concerts sont déjà prévus dans différentes villes québécoises et ailleurs dans le reste du Canada.