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25/08/2014 07:54 EDT | Actualisé 25/10/2014 05:12 EDT

La Syrie prévient les États-Unis contre tout geste d'«agression»

BEYROUTH - La Syrie a dit lundi être prête à aider à combattre la menace croissante du groupe extrémiste État islamique, mais a prévenu les États-Unis que des frappes aériennes de leur part sans l'aval de Damas seraient perçues comme un geste d'agression.

En cherchant à se présenter comme un partenaire de la communauté internationale, l'administration du président Bachar el-Assad s'en est prise à la volonté de certains responsables américains, incluant des leaders militaires, d'élargir en Syrie la campagne aérienne américaine contre des cibles de l'État islamique en Irak.

Le général américain Martin Dempsey, chef d'état-major interarmées, a affirmé qu'il recommanderait un élargissement des opérations en Syrie s'il est déterminé que les militants de l'État islamique sont devenus une menace directe au territoire des États-Unis.

À bord d'un avion militaire en route pour l'Afghanistan, dimanche, M. Dempsey a dit croire pour l'instant que le groupe représentait davantage une menace régionale et ne planifiait pas d'attaques contre les États-Unis.

La Maison-Blanche a affirmé lundi que le président Barack Obama n'avait pas pris de décision quant à une éventuelle opération militaire en Syrie. Les forces armées américaines sont restées à l'écart de la Syrie, même après que Washington eut attribué une attaque chimique au gouvernement du président Assad il y a un peu plus d'un an.

Prenant la parole, lundi, à Damas, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Moallem, a affirmé aux médias que son gouvernement était prêt à «coopérer et coordonner» avec toute partie, incluant les États-Unis, ou à joindre toute alliance régionale ou internationale contre l'État islamique. Mais il a ajouté que toute action militaire en territoire syrien devrait être coordonnée avec le gouvernement syrien.

«Toute frappe qui n'est pas coordonnée avec le gouvernement sera considérée comme une agression», a-t-il exprimé.

Il a affirmé que la Syrie avait mis en garde à répétition contre la menace du terrorisme et le besoin de couper les ressources et le financement, disant que «personne n'avait écouté».