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25/08/2014 04:33 EDT | Actualisé 24/10/2014 05:12 EDT

Irak: les Kurdes gagnent du terrain sur les jihadistes de l'EI

Les forces kurdes peshmergas, appuyées par l'aviation irakienne, ont réussi à reprendre trois villages au nord-est de Bagdad aux jihadistes de l'Etat islamique (EI) lundi et ont repoussé deux assauts dans une autre région, ont annoncé des responsables.

Des insurgés menés par l'EI se sont emparés de larges pans du territoire irakien après avoir lancé le 9 juin une offensive fulgurante dans le pays. L'armée irakienne et les combattants peshmergas de la région autonome du Kurdistan les affrontent maintenant sur plusieurs fronts.

Lundi, les forces kurdes, soutenues par l'aviation irakienne, ont repris aux jihadistes trois villages de la région de Jalawla, dans la province de Diyala (est), ainsi que l'une des routes principales utilisées par les insurgés pour transporter combattants, matériel et vivres, a annoncé un général peshmerga.

Les troupes kurdes sont en outre sur le point de contrôler toutes les entrées de la ville de Jalawla, qu'elles cherchent à reprendre à l'EI depuis des semaines, a ajouté l'officier.

Plus au nord, les insurgés ont lancé deux attaques contre la ville majoritairement chiite de Touz Khourmatou, à 175 km au nord de Bagdad.

Les forces kurdes, soutenues là aussi par l'aviation irakienne, ont repoussé les deux assauts menés dans la nuit de dimanche à lundi puis lundi matin, selon des responsables.

Les Etats-Unis ont lancé le 8 août une campagne de frappes aériennes contre les insurgés qui gagnaient du terrain sur les peshmergas et menaçaient Erbil, la capitale du Kurdistan irakien.

Washington a mené plus de 90 raids, aidant les Kurdes à reprendre certains secteurs. Les peshmergas ont ainsi repris dimanche le contrôle de la zone de Qaraj, au sud-est de Mossoul (nord), première ville tombée aux mains des insurgés le 10 juin et leur place forte depuis.

Les frappes américaines ont en outre aidé les peshmergas à reprendre le 17 août le plus important barrage d'Irak.

Malgré les appels du gouvernement irakien et des forces combattant les insurgés, et en dépit de ses propres menaces d'élargir sa zone d'intervention, Washington n'a pour l'instant pas étendu ses frappes au delà du nord irakien.

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