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25/08/2014 07:05 EDT | Actualisé 25/10/2014 05:12 EDT

Indépendance de l'Écosse: les deux camps croisent une dernière fois le fer

LONDRES - Le principal leader écossais a affronté l'ancien chancelier de l'Échiquier britannique lors d'un houleux débat télévisé, lundi, effectuant une dernière sortie pour tenter de convaincre les électeurs indécis à trois semaines d'un référendum historique sur l'indépendance de l'Écosse.

Le premier ministre indépendantiste Alex Salmond et Alistair Darling ont débattu et parfois crié sur des questions allant de la défense à la viabilité d'une économie dépendant des revenus du pétrole de la mer du Nord, mais le coeur des 90 minutes d'échanges a porté sur la monnaie que l'Écosse utiliserait.

Les deux rivaux avaient déjà croisé le fer au cours d'un premier débat tenu le 5 août, et les deux camps s'en sont tenus à des arguments connus, lundi. M. Salmond a réitéré qu'il voulait que l'Écosse continue d'utiliser la livre sterling, au sein d'une union monétaire avec le reste de la Grande-Bretagne. Mais M. Darling, qui dirige la campagne du «Non», a maintenu qu'une telle entente ne fonctionnerait pas, et ne laisserait que très peu de contrôle à l'Écosse sur son économie. Ses adversaires n'ont pas présenté d'arguments garantissant la sécurité financière pour les prochaines générations, a-t-il argué.

Selon lui, le point de départ de n'importe quel pays est sa monnaie, et l'incertitude à propos d'une devise peut faire chuter une nation.

M. Salmond a demandé aux téléspectateurs de voter pour une Écosse gouvernée par les Écossais.

Il s'agissait du dernier débat avant le référendum du 18 septembre.

Les sondages portent à croire que les électeurs sont largement divisés à propos de la possibilité de déclarer l'indépendance après une union de 307 ans avec l'Angleterre.

Si le camp du «Non» a toujours conservé une avance, l'appui envers la souveraineté continue de croître, et des milliers d'indécis détiennent encore la clé du vote.