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25/08/2014 03:39 EDT | Actualisé 25/10/2014 05:12 EDT

Le gouvernement français démissionne (EN DIRECT)

ALAIN JOCARD via Getty Images
French President Francois Hollande (R) and French Prime minister Manuel Valls, look at planes of the 'Patrouille de France' flying over, on August 15, 2014 as part of ceremonies marking the 70th anniversary of the Allied landing in Provence, aboard the Charles de Gaulle aircraft carrier off the coast of Toulon, southern France. Two months after D-Day, the Allied invasion of southern France pushed the exhausted Nazi army back towards Germany and hastened the end of World War II in Europe. AFP PHOTO / ALAIN JOCARD (Photo credit should read ALAIN JOCARD/AFP/Getty Images)

Le président François Hollande a demandé à son premier ministre Manuel Valls de former un nouveau gouvernement qui sera présenté mardi, a annoncé lundi la présidence française.

"Le chef de l'Etat lui a demandé de constituer une équipe en cohérence avec les orientations qu'il a lui-même définies pour notre pays", indique la présidence dans un communiqué alors qu'une crise portant sur sa politique économique sécoue le gouvernement.

M. Hollande "a reçu ce matin le premier ministre", a précisé le communiqué. "Manuel Valls a présenté au Président de la République la démission de son Gouvernement". La présidence française souligne que la composition du nouveau gouvernement "sera annoncée dans la journée de mardi".

Le ministre français de l'Economie, Arnaud Montebourg, avait été sévèrement rappelé à l'ordre dimanche par l'entourage de M. Valls, qui juge inacceptables ses critiques virulentes contre la politique économique du gouvernement.

"On considère qu'une ligne jaune a été franchie dans la mesure où un ministre de l'Economie ne peut pas s'exprimer dans de telles conditions sur la ligne économique du gouvernement et sur un partenaire européen comme l'Allemagne", avait déclaré à l'AFP un membre de l'entourage de M. Valls.

"Le premier ministre est décidé à agir", avait ajouté cette source, laissant planer un doute sur le maintien même de M. Montebourg à son poste.

M. Montebourg a confirmé lundi ses critiques de la politique économique de François Hollande et Manuel Valls en se défendant de toute "infraction à la solidarité gouvernementale". Il a dit qu'il ne se plaçait "pas dans l'hypothèse" d'un départ du gouvernement.

Dans un entretien publié samedi par le quotidien Le Monde, M. Montebourg s'est inscrit en faux contre la ligne économique choisie par le premier ministre et par le président François Hollande, tous deux socialistes comme lui.

"L'Allemagne est prise au piège de la politique austéritaire qu'elle a imposée à toute l'Europe", a-t-il déclaré. "Je veux parler de la droite allemande qui soutient (la chancelière) Angela Merkel. La France n'a pas vocation à s'aligner sur les axiomes idéologiques de la droite allemande", a dit M. Montebourg.

"Nous ne pouvons plus nous laisser faire", a asséné le ministre, connu pour ses prises de position tranchées qui ont plus d'une fois suscité la polémique au sein de l'exécutif.

Ses déclarations intervenaient après une fin de non-recevoir infligée par Berlin à l'appel du président Hollande à une réorientation des politiques européennes en faveur de la croissance et de l'emploi, dans un contexte de morosité économique persistante en France.