NOUVELLES
25/08/2014 06:31 EDT | Actualisé 25/10/2014 05:12 EDT

Chine: un comité législatif se penche sur la réforme du système électoral à Hong Kong

Un organe législatif chinois a convoqué lundi à Pékin une réunion consacrée à la réforme du mode d'élection du chef de l'exécutif à Hong Kong, qui provoque un vif débat dans l'ancienne colonie britannique.

Réuni jusqu'à dimanche, le comité permanent de l'Assemblée nationale populaire (ANP) -- chambre d'enregistrement des décisions prises au sommet du Parti communiste -- examinera un rapport sur le sujet, soumis par l'actuel chef de l'exécutif hong-kongais Leung Chun-ying, a précisé l'agence Chine nouvelle.

Cette réunion intervient alors que cette réforme du mode de scrutin suscite de fortes tensions au sein de la population de Hong Kong -- une "région administrative spéciale" de la Chine bénéficiant en principe d'une large autonomie.

Le 1er juillet, plus de 500.000 personnes (selon les organisateurs) sont descendues dans la rue pour exiger de pouvoir librement choisir, au suffrage universel direct, leur prochain dirigeant en 2017.

Actuellement, le chef de l'exécutif de Hong Kong est désigné par une assemblée largement acquise au Parti communiste chinois.

L'objectif d'élections au suffrage universel à Hong Kong a été reconnu par la Chine, mais Pékin, dans un "livre blanc" rendu public en juin, a prévenu que seuls des candidats "patriotes" seront sélectionnés --déclenchant une vague de manifestations d'une ampleur inédite depuis 1997.

Et les responsables de la campagne prodémocratique "Occupy Central" ont menacé de mobiliser des milliers de personnes pour paralyser le quartier des affaires de Hong Kong.

Pékin a fustigé l'initiative comme "dangereuse" et "illégale", tandis qu'une manifestation contre "Occupy Central" a mobilisé courant août à Hong Kong des dizaines de milliers de personnes.

Depuis la rétrocession à la Chine en 1997, les habitants du territoire jouissent d'une liberté de parole et de manifestation inconnue sur le continent et d'un système judiciaire hérité du droit anglais.

Mais les Hongkongais perçoivent une érosion de ces droits et s'inquiètent de la mainmise de Pékin sur les affaires du territoire et sur la presse en particulier.

bur-jug/pt