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Yémen: la rébellion chiite examine un projet de gouvernement de technocrates

Une délégation présidentielle yéménite a remis un projet d'accord pour la formation d'un gouvernement de technocrates sur lequel la rébellion chiite doit se prononcer, a annoncé un porte-parole samedi, au moment où les tensions s'accroissent à Sanaa.

Les émissaires du président Abd Rabbo Mansour Hadi ont été dépêchés jeudi auprès du chef de la rébellion d'Ansarullah, Abdel Malek al-Houthi, dans son fief de Saada dans le nord du pays, pour des discussions en vue de son entrée au gouvernement.

Les rebelles partisans d'Ansarullah (également appelés houthis) ont dans le même temps continué leurs manifestations entamées dimanche pour réclamer l'annulation d'une récente augmentation des prix du carburant et l'éviction du gouvernement d'unité nationale.

Ce gouvernement, dirigé par Mohamed Basindawa, a été formé en décembre 2011, en vertu de l'accord de transition qui a permis le départ de l'ancien président contesté Ali Abdallah Saleh.

"Un projet d'accord est prêt et nous attendons que les houthis le signent", a assuré le porte-parole de l'équipe présidentielle à Saada, Abdel Malek al-Mikhlafi.

Une source proche des émissaires a cependant précisé à l'AFP que les discussions allaient "être prolongées et se poursuivre dimanche", laissant entendre que l'accord ne serait pas entériné samedi.

La principale proposition de cet accord inclut la "formation d'un gouvernement de technocrates dans un délai d'un mois à partir de la signature de l'accord et la formation d'un comité chargé d'examiner la situation économique du pays", a précisé M. Mikhlafi.

Au même moment dans la province de Dhammar, au sud de Sanaa, des milliers de personnes ont manifesté en soutien au gouvernement et un rassemblement similaire doit avoir lieu à Sanaa dimanche.

La tension est montée d'un cran samedi dans la capitale yéménite avec l'arrivée de plusieurs milliers de manifestants chiites ayant rejoint un campement établi sur une route menant à l'aéroport dans le nord de Sanaa, quartier où se trouve notamment les ministères de l'Intérieur, de la Communication et de l'Électricité.

L'un des meneurs du sit-in, Khaled al-Madani, a réaffirmé le caractère "pacifique" du mouvement, expliquant que les manifestants ne se sentaient "pas concernés par la délégation présidentielle ou un quelconque accord. Ce qui nous importe c'est que les demandes qui nous ont poussés à descendre dans la rue soient satisfaites, soit la chute du gouvernement et l'annulation" de la hausse des prix du carburant.

Les autorités ont renforcé vendredi soir le dispositif de sécurité aux abords du ministère de l'Intérieur, situé à une centaine de mètre du campement houthi, a rapporté un correspondant de l'AFP ayant constaté l'installation de véhicules blindés et de nouveaux barrages dans le secteur.

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