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23/08/2014 11:22 EDT | Actualisé 23/10/2014 05:12 EDT

Pierrette Thériault Martel: Eddy Savoie veut faire appel

Agence QMI

Le propriétaire des Résidences Soleil, Eddy Savoie, souhaite faire appel dans la cause qui l'oppose à Pierrette Thériault Martel, la fille d'une ex-résidente d'un de ses établissements, estimant que la cour a commis une « erreur de faits et de droit dans l'appréciation des circonstances ».

Vendredi dernier, un juge de la Cour supérieure a condamné l'homme d'affaires à verser 300 000 dollars à la plaignante, la fille d'une ex-résidente des Résidences Soleil. Mme Thériault Martel réclamait des dommages moraux et punitifs à Eddy Savoie, qui l'avait auparavant poursuivie en diffamation.

Selon la requête déposée par les avocats de M. Savoie, « le juge a fait une appréciation déraisonnable de la force probante du témoignage de la défenderesse », qualifiant ce témoignage de « truffé d'inexactitudes, de contradictions et de pertes de mémoire opportunes » et affirmant qu'elle était « de mauvaise foi ».

Ils remettent également en cause la compétence du tribunal pour attribuer les dommages.

Peu surpris des démarches entamées par M. Savoie, l'avocat de la plaignante, Jean-Pierre Ménard, défend le jugement rendu la semaine dernière, qui n'a selon lui aucune « faille apparente ». « Sur le plan juridique, c'est clair qu'on va contester énergiquement cette requête », a-t-il assuré. 

Eddy Savoie devra obtenir la permission de la cour avant d'interjeter appel.

Une longue saga

En 2011, Mme Thériault Martel avait vivement critiqué la gestion du CHSLD Saint-Lambert-sur-le-Golf, le premier du genre à être réalisé en partenariat public-privé (PPP).

Devant plusieurs médias, elle avait notamment déclaré qu'un ordre donné aux membres du personnel leur interdisait de changer les couches des bénéficiaires pour des raisons budgétaires.

Ces propos ont incité M. Savoie à intenter une poursuite en diffamation contre Mme Thériault Martel, mais celle-ci a été rejetée et déclarée abusive par le tribunal, qui l'a qualifiée de poursuite-bâillon.

Les parties seront de retour devant le tribunal le 12 septembre pour faire valoir leurs arguments.