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Philippines: coup de filet contre un réseaux de "sextorsion" sur internet

La police philippine a arrêté huit personnes et recherche plusieurs autres, suspectées de chantage et extorsion via internet ayant fait des victimes notamment à Hong Kong, Singapour et Macao, a déclaré samedi un responsable samedi.

C'est la deuxième vague d'arrestations dans la lutte au Philippines contre la "sextortion", une méthode consistant d'appâter des internautes et à les engager dans du "cybersex" par vidéo, pour ensuite les faire chanter, a expliqué Jhoanna Fabro, porte-parole de la division anticybercriminalité de la police philippine.

Les huit suspects arrêtés ainsi que cinq mineurs ont été placés en garde à vue à la suite de l'opération de la police jeudi dans les faubourgs de Manille, a-t-elle précisé, ajoutant que d'autres suspects sont toujours recherchés.

Environ 400 personnes à Hong Kong, Singapour et Macao ont été ciblés par le groupe et les arrestations ont été effectuées à la suite de plaintes déposées par des victimes, selon Mme Fabro.

Les membres présumés de ce réseau réclamaient de leurs victimes en moyenne 30.000 dollars (environ 22.500 euros) en les menaçant de publier les vidéos échangées lors du "cybersex" sur les médias sociaux ou même de les envoyer aux amis ou à la famille de la victime.

Initialement, le groupe a utilisé des femmes pour appâter les victimes, mais plus tard ont recruté cinq mineurs qui ont appris à attirer d'autres victimes. Les mineurs ont depuis été confiés aux services sociaux, a déclaré Mme Fabro, ajoutant que les suspects seraient accusés de trafic d'êtres humains ainsi que d'extorsion de fonds.

La police cherche aussi à établir si ce nouveau groupe a été lié à une entreprise similaire de "sextortion" à très grande échelle, démantelée en mai, qui aurait fait des centaines de victimes à travers le monde.

Dans ce cas, des dizaines de personnes opéraient à partir de centres d'appels de taille industrielle. Une de leurs victimes, un jeune Ecossais de 17 ans, s'est suicidé l'année dernière.

Interpol multiplie les avertissements contre l'explosion de ce genre de criminalité à la suite de la forte progression du nombre d'utilisateurs sur les réseaux sociaux et l'élargissement de l'accès à l'internet mobile via les smartphones.

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