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JEM-2014 - L'Allemagne en reconquête sans Totilas et Sam

La Normandie (nord-ouest de la France), grande région d'élevages équins, constitue une terre de (re)conquête pour l'Allemagne, malgré les absences de Totilas et Sam, à l'occasion de la 7e édition des Jeux équestres mondiaux (JEM), du 23 août au 7 septembre.

"Jeux Olympiques des sports équestres", organisés tous les quatre ans, les JEM proposent huit disciplines et deux en démonstration.

L'Allemagne devant. Depuis l'édition inaugurale en 1990 à Stockholm, l'Allemagne a raflé aux JEM 59 médailles, dont 27 en or. Loin devant les Etats-Unis (36 podiums) et la Grande-Bretagne (34).

Rule Britannia. Il y a quatre ans à Lexington (Etats-Unis), capitale mondiale du pur-sang, la Grande-Bretagne avait raflé 13 médailles, dont sept du plus beau métal, en para-dressage, discipline nouvellement admise. Et devancé l'Allemagne qui, pour une fois, n'avait pas terminé meilleure nation. Depuis l'équipe de sa Gracieuse Majesté a performé aux JO de Londres dans les trois disciplines olympiques: saut d'obstacles, dressage et concours complet.

Duel avorté. Valegro contre Totilas, c'était en dressage le duel annoncé qui faisait saliver, emblématique de la rivalité entre les deux nations phares du Vieux-Continent. L'étalon noir Totilas, sous la selle du Néerlandais Edward Gal, avait enflammé l'arène du Kentucky Horse Park en 2010, avec trois médailles d'or. En son absence aux Jeux, le bai Valegro, autre entier issu de l'élevage néerlandais (Kwpn), avait conquis avec la Britannique Charlotte Dujardin aux commandes deux ors olympiques à Greenwich Park, sur les hauteurs de Londres. Monté depuis bientôt quatre ans par l'Allemand Matthias Alexander Rath, Totilas avait retrouvé seulement ces derniers mois un niveau d'excellence. Mais il s'est blessé il y a quelques jours, laissant le champ libre à Valegro.

Sam absent. Tenant du titre mondial et double champion olympique (individuel et par équipe) de concours complet, Sam est l'autre crack de l'équipe allemande contraint au forfait, touché à un boulet. Pour remplacer son hongre, Michael Jung a choisi la jeune jument Ricona, neuf ans.

Barre haute. La discipline reine connaît une incroyable densité. Ce qui fait dire à un chef d'équipe qu'il est plus difficile de remporter une médaille par équipe dans un grand championnat de CSO que dans les différents sports collectifs. La preuve: en 2010 dans le Kentucky, les Pays-Bas et la Suisse, tenants des titres mondial et européen, n'avaient pas participé à la seconde manche de la Coupe des nations, réservée aux 10 premiers pays. La même mésaventure était arrivée à la France, médaillée d'argent à Lexington, lors des jeux Olympiques 2012.

Dans l'enceinte du stade d'Ornano, dédiée habituellement au football, c'est l'embouteillage. Et on peut faire un tour du monde des candidats au podium. Du Brésil, qui organisera les JO-2016 à Rio, à l'Arabie Saoudite, 3e aux JO de Londres, en passant par le Canada -hôte à Bromont (Québec) des JEM 2018- et évidemment l'Allemagne.

Têtes couronnées. Zara Phillips, petite-fille de la reine d'Angleterre Elizabeth II, est à nouveau dans l'équipe britannique. Mère depuis janvier dernier, la championne du monde 2006 (avec Toytown) est remontée rapidement à cheval, sur High Kingdom, pour arracher sa sélection. Autre héritière célèbre, Athina Onassis participe pour la Grèce au CSO. Le souverain de Dubai, Cheikh Mohammed al Maktoum ne défendra pas, lui, son titre mondial d'endurance. Mais la famille sera bien représentée avec deux membres au départ.

asc/jcp

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