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23/08/2014 06:51 EDT | Actualisé 23/10/2014 05:12 EDT

Des funérailles en souvenir de la jeune Tina Fontaine 

Handout

Des funérailles ont eu lieu samedi au Manitoba pour la jeune Tina Fontaine, dont la mort a ravivé les appels à une enquête nationale sur les meurtres et les disparitions de femmes autochtones.

Une cérémonie se tenait à 15 h, heure locale, à Sagkeeng, la Première Nation dont était membre l'adolescente de 15 ans.

Vendredi, sa famille a fait des offrandes de tabac autour d'un feu sacré durant une cérémonie spéciale en sa mémoire. Le feu représentait son esprit.

Tina Fontaine a été trouvée sans vie le 17 août dernier, enveloppée dans un sac et jetée dans la rivière Rouge à Winnipeg. Portée disparue depuis le 9 août, elle était sous la garde des services sociaux manitobains au moment de sa disparition.

La police croit à un homicide.

Sa grand-tante et tutrice légale, Thelma Favel, explique qu'elle l'a vue pour la dernière fois le 1er juillet. Tina Fontaine était partie à Winnipeg pour voir sa mère dont elle était séparée. Mme Favel dit que sa petite-nièce lui donnait des problèmes dans les mois précédant sa disparition, alors elle a demandé aux Services à l'enfant et à la famille de prendre Tina en charge.

Celle-ci a été placée en foyer d'accueil environ un mois avant de disparaître. Mme Favel soutient avoir été avertie de la disparition deux semaines plus tard. Deux jours après qu'on l'eut avertie, le corps de l'adolescente était retrouvé dans la rivière Rouge.

Le gouvernement manitobain et le bureau du Protecteur des enfants du Manitoba ont tous deux ouvert une enquête sur la prise en charge de Tina Fontaine par les services sociaux.

Le meurtre de l'adolescente a revigoré le mouvement pour la tenue d'une enquête nationale sur les meurtres et les disparitions de femmes autochtones. La Commission canadienne des droits de la personne a d'ailleurs récemment rejoint ce mouvement, qui regroupe des membres des communautés autochtones et leurs chefs, mais aussi les gouvernements provinciaux et territoriaux, ainsi que les commissions provinciales et territoriales des droits de la personne.

Le premier ministre du Canada Stephen Harper et son gouvernement refusent toutefois cette idée. Cette semaine, Stephen Harper a soutenu que les meurtres de femmes autochtones ne devraient pas être vus comme un phénomène sociologique, mais comme des crimes, un argument qu'a publiquement rejeté le premier ministre manitobain Greg Selinger et son homologue ontarienne Kathleen Wynne.

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