POLITIQUE
21/08/2014 07:39 EDT | Actualisé 21/08/2014 07:41 EDT

L'étiquetage du boeuf attendri mécaniquement maintenant obligatoire au Canada

Bloomberg via Getty Images
Wagyu beef cattle stand at Sekiguchi Farm in Kamisato, Saitama Prefecture, Japan, on Monday, March 24, 2014. Wagyu farmers are betting that rising wealth in Asia will expand the market for premium beef and quadruple annual exports to 25 billion yen ($240 million) by 2020. Photographer: Tomohiro Ohsumi/Bloomberg via Getty Images

OTTAWA - De nouvelles exigences rendant obligatoire l'étiquetage à la vente de la viande de boeuf qui a été attendrie mécaniquement, sont entrées en vigueur jeudi au Canada en réponse à des craintes liées à la bactérie E. Coli.

Dorénavant, la viande de boeuf de ce type vendue au Canada doit clairement afficher la mention qu'elle a été "attendrie mécaniquement" et inclure des directives de cuisson salubre, a annoncé la ministre de la Santé, Rona Ambrose.

Les nouvelles étiquettes mettront l'accent sur l'importance de faire cuire le boeuf attendri mécaniquement jusqu'à ce qu'il atteigne une température interne d'au moins 63 degrés et de retourner les steaks au moins deux fois pendant la cuisson pour tuer les bactéries nocives pouvant causer des intoxications alimentaires.

Ces nouvelles règles ont été imposées à la suite d'un rappel massif de produits à base de boeuf contaminés par l'E Coli dans une usine de transformation de l'Alberta (ouest) en 2012.

Les installations de la société Alberta XL Foods avaient dû être fermées pendant plusieurs semaines après cette découverte, et 18 cas de maladie provoquée par la bactérie E. Coli 0157 avaient été signalés au Canada.

"Sans étiquettes claires, il est difficile pour les consommateurs de savoir quels produits de boeuf ont été attendris mécaniquement", a dit Mme Ambrose.

Ce processus, qui vise à améliorer la tendreté de la viande et à en rehausser le goût, se fait à l'aide d'instruments, comme des aiguilles ou des lames, susceptibles de faire pénétrer les bactéries dans les pièces de boeuf, exposant ainsi les consommateurs à "un plus grand risque" d'intoxication, explique le ministère de la santé dans un communiqué.