POLITIQUE
20/08/2014 09:54 EDT | Actualisé 20/08/2014 09:54 EDT

Présidentielle en France: Alain Juppé annonce sa candidature à la primaire UMP pour 2017

Reuters

"2017, bientôt". Voila le titre du billet de blogue qu'Alain Juppé a publié mercredi 20 août. C'est ainsi que le maire de Bordeaux en France a choisi d'annoncer sa candidature à la primaire que l'UMP organisera pour désigner son candidat à la présidentielle.

L'ancien premier ministre rejoint donc François Fillon et Xavier Bertrand sur la ligne de départ de cette compétition interne qu'il voudrait voir organiser au printemps 2016, soit un an avant la prochaine échéance élyséenne.

Nicolas Sarkozy pris de vitesse

Avec cette annonce juste avant la rentrée, Alain Juppé prend de vitesse Nicolas Sarkozy qui doit faire savoir dans les toutes prochaines semaines s'il souhaite revenir sur le devant de la scène politique. Dans le message posté sur son blogue, rien n'indique que l'ancien ministre des Affaires étrangères cédera sa place à l'ex-président.

Pour se différencier et l'emporter face à celui dont il fut ministre, il compte sur un positionnement différent. Alors que l'on a quitté Nicolas Sarkozy droitisant nettement son discours lors de la présidentielle de 2012, Alain Juppé n'a qu'une obsession: rassembler la droite et le centre dès le premier tour de la présidentielle.

Il sait par exemple qu'il est le mieux placé pour attirer vers l'UMP les électeurs de François Bayrou dont il est proche. "Si nous nous divisons, l’issue du premier tour devient incertaine et les conséquences sur le deuxième tour imprévisibles", écrit le maire de Bordeaux. La réaction (favorable) du leader centriste ne s'est d'ailleurs pas faite attendre: "J'ai de l'estime pour Alain Juppé, qui est un homme solide, courageux, respectable, qui peut faire du bien au pays. Il peut être un atout pour l'avenir de notre pays", a réagi François Bayrou sur Europe 1.

"Mieux vaut un sexa en forme qu'un quinqua amorti"

En faisant ce pas décisif vers la présidentielle, Alain Juppé va néanmoins se retrouver confronté à un écueil, celui de son âge. En 2017, il aura 72 ans et s'il l'emportait, il deviendrait le président le plus âgé de la Ve République. C'est bien souvent un argument avancé par ses détracteurs pour le discréditer. En juin dernier, il préférait en sourire.

"Si mon seul argument contre moi est l'âge, je suis serein", répondait-il sur RMC et BFMTV avant d'envoyer une pique à Nicolas Sarkozy qui est dix ans plus jeune. "Il vaut peut-être mieux un sexa en forme qu'un quinqua amorti", avait lancé Alain Juppé, oubliant qu'à l'heure de la présidentielle, il aura passé la barre des 70 et Nicolas Sarkozy celle des 60.

Dernière problématique, sa popularité. S'il arrive aujourd'hui en tête des palmarès d'opinion à droite, c'est grâce à sa posture de sage, au-dessus de la mêlée. Car les Français n'aiment rien de moins que les personnalités consensuelles qui évitent les petites phrases.

Une posture plus facile à tenir quand on est ministre des Affaires étrangères ou maire de Bordeaux que candidat à la présidentielle.

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