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20/08/2014 01:54 EDT | Actualisé 20/10/2014 05:12 EDT

Obama: l'Etat islamique, véritable "cancer", n'a pas sa place au XXIe siècle

Le président Barack Obama a jugé mercredi qu'un groupe comme l'Etat islamique (EI), qui a revendiqué la décapitation d'un journaliste américain, était un "cancer" qui n'avait "pas sa place au XXIe siècle".

"L'EI ne parle au nom d'aucune religion. Aucune religion ne dit de massacrer des innocents. Leur idéologie est creuse", a affirmé M. Obama.

Appelant "les gouvernements et les peuples du Moyen-Orient" à travailler ensemble pour "extraire ce cancer afin qu'il ne se répande pas", il a promis que les Etats-Unis, qui procèdent à des frappes aériennes en Irak depuis dix jours, continueraient à lutter contre ces jihadistes ultra-radicaux.

"Ils ont saccagé des villes et des villages, tuant des civils innocents et non armés dans des actes de violence d'une grande lâcheté", a souligné M. Obama, le visage grave, lors d'une allocution depuis Edgartown, dans le Massachusetts, où il passe des vacances en famille.

"Ils ont enlevé des femmes les soumettant à la torture, au viol, à l'esclavage. Ils ont assassiné des musulmans - aussi bien sunnites que chiites - par milliers. Ils s'en sont pris aux Chrétiens et aux minorités religieuses", a-t-il poursuivi

"Nous serons vigilants et implacables. Quand des Américains sont visés quelque part, nous faisons ce qui est nécessaire pour que justice soit faite", a-t-il met en garde, appelant à "un rejet clair de ce type d'idéologies nihilistes".

Le président américain a précisé avoir parlé à la famille de James Foley après une exécution qui "choque la conscience du monde entier".

La Maison Blanche a confirmé mercredi l'authenticité de la vidéo diffusée mardi montrant l'assassinat du journaliste américain.

Dans une vidéo diffusée sur internet, l'EI montre un homme masqué et habillé de noir qui coupe la gorge de James Foley. Celui-ci avait été enlevé par des hommes armés en novembre 2012 en Syrie.

James Foley, qui à 40 ans était un reporter expérimenté, avait notamment couvert le conflit en Libye avant de se rendre en Syrie, où il a couvert le soulèvement contre le régime de Bachar al-Assad pour le site d'informations américain GlobalPost, l'Agence France-Presse et d'autres médias.

Le Pentagone a annoncé mercredi matin avoir mené de nouvelles frappes en Irak.

jca/vog