NOUVELLES
20/08/2014 08:32 EDT | Actualisé 20/10/2014 05:12 EDT

Les parlementaires pakistanais se réunissent, les manifestations se poursuivent

ISLAMABAD - Les parlementaires pakistanais se sont réunis mercredi, pendant que des dizaines de milliers de personnes se massaient à l'extérieur pour réclamer la démission du premier ministre Nawaz Sharif.

Les manifestations ont été organisées par Imran Khan, une ancienne vedette de cricket devenue politicien, et Tahir-ul-Qadri, un leader religieux antigouvernemental.

Les manifestants ont réussi, tard mardi, à pénétrer dans ce qu'on appelle la «zone rouge», à savoir un secteur de la capitale, Islamabad, où on retrouve le Parlement et plusieurs édifices gouvernementaux.

Mercredi, M. Sharif et les autres parlementaires ont dû utiliser une entrée secondaire reliée au bureau du premier ministre, qui est lourdement gardé, pour avoir accès au Parlement.

Les manifestants accusent M. Sharif de fraude électorale, mais celui-ci refuse de démissionner. Le puissant chef de l'armée pakistanaise a quant à lui lancé un appel au calme.

«(La) situation requiert patience, sagesse et sagacité de la part de tous», a lancé sur Twitter un porte-parole de l'armée, le général Asim Saleem Bajwa. Il a ajouté que les édifices gouvernementaux dans la zone rouge sont un «symbole de l'État» protégé par l'armée.

Les parlementaires membres de différentes factions ont condamné le siège du Parlement par les manifestants et promis de défendre les institutions démocratiques du pays.

À l'extérieur, M. Qadri a demandé à ses partisans de bloquer tous les accès pour empêcher les parlementaires de sortir tant que M. Sharif n'aura pas démissionné. Il a prétendu avoir volontairement permis aux parlementaires d'entrer, de manière à les prendre au piège.

Quelques heures plus, M. Qadri a adouci sa position après avoir rencontré un émissaire de M. Sharif.

Le parti de M. Khan, de son côté, a adopté une position plus modérée en demandant à ses membres de ne pas entrer dans le Parlement et en témoignant de sa volonté à participer à des négociations pour résoudre la crise.

La Cour suprême a également demandé à MM. Khan et Qadri de se présenter devant elle, soit en personne, soit par le biais de leurs avocats, selon ce que rapporte la télévision pakistanaise.