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20/08/2014 09:33 EDT | Actualisé 20/10/2014 05:12 EDT

Le pétrole ouvre en hausse à New York avant le rapport sur les stocks

Les cours du pétrole coté à New York progressaient légèrement à l'ouverture mercredi, le marché anticipant l'annonce d'une baisse des réserves de brut aux Etats-Unis, signe d'une consommation énergétique solide.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en octobre gagnait 8 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) et s'échangeait à 93,94 dollars.

"Le marché est principalement tourné (en ce début de séance) vers le rapport hebdomadaire sur les stocks de produits pétroliers aux Etats-Unis" attendu à 14H30 GMT "qui devrait montrer une nouvelle baisse des réserves", a indiqué John Kilduff d'Again Capital.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones, les réserves de brut auraient reculé de 900.000 barils la semaine dernière aux États-Unis. Les stocks d'essence et de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) auraient également baissé, de respectivement 1 million de barils et 600.000 barils.

La fédération professionnelle du secteur API, qui diffuse ses propres chiffres, a fait état mardi soir d'un recul des stocks de brut de 1,3 million de barils.

Une baisse des stocks est généralement bien reçue par le marché, car interprétée comme un signe de vigueur de la demande énergétique aux États-Unis, premier consommateur de brut mondial.

Autre facteur participant à la montée des cours du WTI: "le mouvement haussier du dollar (à l'oeuvre depuis plusieurs semaines) fait une pause, aidant le cours du brut à augmenter", a relevé Matt Smith de Schneider Electric.

Un affaiblissement de la monnaie américaine face à l'ensemble des devises augmente l'attractivité du baril libellé en dollars pour les courtiers munis d'autres devises.

Sur le front géopolitique, les investisseurs continuaient de surveiller divers foyers de tensions, en Irak, en Ukraine ou en Libye.

Mais le fait que l'exploitation du brut continue de se reprendre en Libye, et que les champs pétroliers du sud de l'Irak restent épargnés pour le moment par les violences qui sèment le chaos dans le nord du pays, atténuent les craintes sur une possible baisse de l'offre sur le marché mondial.

jum/soe/rap