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20/08/2014 09:20 EDT | Actualisé 20/10/2014 05:12 EDT

France: Hollande assure vouloir "accélérer les réformes"

Le président François Hollande a assuré mercredi vouloir "accélérer les réformes" dans un entretien au Monde marquant la rentrée politique en France, alors que le pays connaît une situation économique calamiteuse.

Alors que son Premier ministre a affirmé ce week-end qu'il était "hors de question" pour son gouvernement de changer de politique, le président socialiste a dit vouloir "aller plus vite et plus loin" pour moderniser la France.

"L'objectif est clair: moderniser notre économie en améliorant la compétitivité et en soutenant l'investissement comme l'emploi. Aujourd'hui, ce n'est pas parce que la conjoncture est plus difficile en France et en Europe que nous devons y renoncer. Au contraire, nous devons allons plus vite et plus loin", fait-il valoir.

Confronté à la dégradation de la conjoncture économique, confirmée la semaine dernière par l'annonce d'une croissance nulle au deuxième trimestre comme au premier, il soutient ne pas avoir "perdu un seul instant" depuis son élection en mai 2012 et annonce "deux grandes réformes": révision du barème de l'impôt sur le revenu pour le rendre "plus juste et plus simple" et réaménagement des allocations versées aux salariés précaires et aux personnes exclues des allocations chômage.

M. Hollande confirme également sa volonté de réformer les professions réglementées (avocats, ambulanciers, huissiers, etc) et d'adapter la réglementation sur l'ouverture des magasins le dimanche. Il a par ailleurs incité patronat et syndicats à négocier un accord sur la règlementation des entreprises (dont la complexité est un frein aux embauches), faute de quoi "le gouvernement saisira le Parlement".

Interrogé sur la fin de non-recevoir opposée par l'Allemagne à ses appels à une réorientation des politiques européennes en faveur de la croissance et de l'emploi, il répond par le refus d'un "face à face" avec Berlin.

"Il s'agit d'un débat européen", assure-t-il, réclamant une nouvelle fois que "toutes les flexibilités prévues par les traités en cas de circonstances exceptionnelles" soient exploitées afin d'"adapter" le rythme des réduction des déficits publics. Ceux-ci, a admis le ministre des Finances Michel Sapin, dépasseront les 4% du PIB cette année, ce qui exclut de facto un retour aux 3% en 2015 comme la France s'y était engagée.

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