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20/08/2014 02:51 EDT | Actualisé 19/10/2014 05:12 EDT

Embargo russe: évaluer l'impact avant de compléter les mesures de soutien (Paris)

Le ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a estimé mercredi qu'il fallait d'abord évaluer l'impact de l'embargo russe sur les produits alimentaires pour compléter, le cas échéant, les mesures de soutien aux producteurs.

"Il faut qu'on mesure l'impact de cet embargo" d'un an sur les productions agroalimentaires en provenance d'Europe et d'Amérique du Nord, a dit le ministre à la chaîne de télévision France 2.

Il a salué le "premier train de mesures" de 125 millions d'euros débloquées lundi par la Commission européenne pour soutenir le secteur maraîcher de l'UE. "Il y aura à poursuivre le travail et compléter ces mesures si nécessaire", a souligné M. Le Foll.

L'embargo a été décidé début août par la Russie en rétorsion aux sanctions qui la visent pour son soutien aux séparatistes ukrainiens.

Cet embargo concerne le boeuf, le porc, la volaille, le poisson, le fromage, le lait, et les fruits et légumes en provenance de l'UE, des États-Unis, de l'Australie, du Canada et de la Norvège.

Les grands fournisseurs de légumes et de fruits à la Russie -- la Pologne, la Lituanie, la Belgique et les Pays-Bas -- seront les principaux bénéficiaires du soutien européen.

Une réunion exceptionnelle des ministres de l'Agriculture est prévue le 5 septembre à Bruxelles pour faire le point sur l'impact de l'embargo russe.

Les éleveurs de porc de l'ouest de la France ont demandé mardi à l'Union européenne de leur venir en aide pour faire face aux conséquences de l'embargo russe sur la viande de porc.

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