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20/08/2014 07:22 EDT | Actualisé 20/10/2014 05:12 EDT

Décapitation d'un journaliste américain: Paris dénonce "une barbarie", un "assassinat ignoble"

La décapitation du journaliste américain James Foley par l'Etat islamique (EI), si elle est confirmée, est une "barbarie" et un "assassinat ignoble", ont dénoncé mercredi les autorités françaises.

"On a affaire à une barbarie qui utilise la peur et la menace", a déclaré le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll à l'issue du Conseil des ministres de rentrée, où la situation internationale a été longuement évoquée.

"On doit tout faire pour se mobiliser, c'est l'objectif et la démarche française à l'échelle européenne et à l'échelle internationale", a-t-il poursuivi.

Dans une déclaration, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a exprimé pour sa part son "indignation" face à un "assassinat ignoble".

"S'il était confirmé, cet assassinat ignoble montrerait le vrai visage de ce califat de la barbarie. Il appelle la condamnation la plus ferme de la communauté internationale et renforce notre détermination à lutter contre l' Etat islamique", a poursuivi M. Fabius.

"Aucune forme d'impunité ne saurait exister pour les auteurs de ces actes barbares", a-t-il ajouté.

L'Etat islamique (EI), groupe de jihadistes extrémistes qui veut instaurer un califat en Irak et en Syrie, a affirmé mardi avoir décapité le journaliste américain James Foley et menacé d'en tuer un autre en représailles aux frappes aériennes américaines en Irak.

Dans une vidéo diffusée sur l'internet, l'EI montre un homme masqué et habillé de noir qui semble couper la gorge de James Foley, qui avait été enlevé par des hommes armés en novembre 2012 en Syrie.

La Maison Blanche, qui s'est dite "horrifiée", a indiqué que les services de renseignement américains étaient à l'oeuvre pour vérifier "aussi rapidement que possible" l'authenticité de cette vidéo.

James Foley, qui à 40 ans était un reporter expérimenté, avait notamment couvert le conflit en Libye avant de se rendre en Syrie, où il a couvert le soulèvement contre le régime de Bachar al-Assad pour le site d'informations américain GlobalPost, l'Agence France-Presse et d'autres médias.

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