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20/08/2014 03:07 EDT | Actualisé 20/10/2014 05:12 EDT

Barack Obama se montre déterminé face à la brutalité de l'État islamique

WASHINGTON - Les États-Unis se sont montrés déterminés mercredi dans leur combat contre les militants du groupe État islamique ayant décapité un journaliste américain en Irak, promettant de continuer d'attaquer le mouvement extrémiste malgré sa menace de tuer un autre otage américain. L'armée américaine a poursuivi ses raids contre le groupe, alors que le président Barack Obama a parlé de l'État islamique comme d'un «cancer» menaçant le Moyen-Orient.

M. Obama a affirmé que les États-Unis seraient «vigilants et déterminés» dans leur approche.

Appelant à une action mondiale contre le groupe qui contrôle désormais des portions de territoire en Irak et en Syrie, M. Obama a condamné l'exécution par le groupe du journaliste James Foley, dont la mort a selon lui brisé le coeur des Américains. Le président a accusé l'État islamique de torturer, violer et assassiner des milliers de personnes dans des «gestes lâches de violence».

M. Obama a fait valoir que l'État islamique ne parlait «au nom d'aucune religion», soutenant que ses victimes étaient «largement des musulmans».

Le président a assuré que les États-Unis ne changeraient pas leur approche militaire en Irak en réaction à la décapitation de M. Foley. Depuis que la vidéo a été dévoilée, mardi, l'armée américaine a été de l'avant en menant près d'une douzaine de frappes aériennes contre des cibles de l'État islamique en Irak.

Le président a dit avoir signifié à la famille de M. Foley par téléphone, mercredi, que les États-Unis se joignaient à eux pour honorer tout ce qui a été accompli par le journaliste, saluant son travail relatant le conflit en Syrie, où M. Foley a été capturé en 2012.

«La vie de Jim Foley est en totale opposition avec ses meurtriers», a exprimé M. Obama depuis Martha's Vineyard, dans le Massachusetts, où il passe ses vacances.

L'État islamique, groupe dissocié d'Al-Qaïda, est brutal dans ses attaques contre toutes les personnes vues comme des hérétiques ou des infidèles. En cherchant à imposer son interprétation radicale de la loi islamique là où il asseoit son contrôle, le groupe a tué des soldats et des civils dans des exécutions horribles.

M. Foley, journaliste indépendant âgé de 40 ans, a été porté disparu il y a près de deux ans dans le nord de la Syrie, alors qu'il oeuvrait pour l'Agence France Presse (AFP) et le conglomérat de Boston GlobalPost. La voiture dans laquelle il se trouvait avait été stoppée par quatre militants dans une zone de combats. Il n'a pas donné signe de vie depuis ce temps.

À la fin de la vidéo semblant montrer M. Foley, un militant montre un deuxième homme, qui a été identifié comme un autre journaliste américain, Steven Sotloff, et avertit qu'il pourrait être le prochain otage à être tué. M. Sotloff a été enlevé près de la frontière entre la Syrie et la Turquie en août 2013. Il collaborait avec le Time, National Interest et MediaLine.