NOUVELLES
19/08/2014 07:00 EDT | Actualisé 19/10/2014 05:12 EDT

Rassemblement controversé d'ex-militaires latino-américains à Buenos Aires

Une réunion rassemblait mardi à Buenos Aires des militaires retraités et des avocats d'ex-dirigeants de régimes militaires d'Amérique latine, un rendez-vous condamné par des militants de gauche dénonçant un rassemblement de nostalgiques des dictatures.

"Les pays de la région risquent de se dissoudre dans la haine et la vengeance, le plus souvent promues par les pouvoirs publics. (...) Nous observons un plan systématique de démolition de l'ordre politique, juridique, culturel, éducatif et éconimique de nos sociétés", dit la convocation au Forum.

La liste des participants au Forum n'a pas été communiquée mais des délégations d'Argentine, de Bolivie, du Chili, de Colombie, du Pérou, d'Uruguay et du Venezuela étaient attendues.

L'Argentin Alberto Rodriguez Varela, ancien ministre de la Justice (1978-1981) et avocat de l'ex-dictateur Jorge Videla, devait notamment participer à la réunion.

Le Forum pour la justice, la concorde et la liberté, dans un hôtel de la capitale argentine, s'est tenu sous protection policière et des barrières métalliques avaient été dressées devant l'entrée de l'hôtel.

Le forum vise à promouvoir "une action énergique et efficace, afin que la justice, la concorde et la liberté l'emportent", selon le site internet de l'Association des avocats pour la justice et la concorde, qui soutient les militaires argentins condamnés pour meurtres durant la dictature (1976-1983).

Plusieurs centaines de militants et de sympathisants d'organisation de gauche ou extrême-gauche se sont mobilisés pour dénoncer une réunion de "putschistes", dans un pays marqué par la dictature militaire (1976-1983).

Ils étaient notamment outrés par l'intitulé d'un des exposés: "La défense nationale et la fonction politique des forces armées".

"C'est un ramassis de fascistes, des militaire ou des entrepreneurs, liés à la dernière dictature militaire. (...) Ils ont le toupet de se réunir pour remettre en cause les politiques des droits de l'homme, l'emprisonnement de militaires génocidaires", dénonce une des manifestantes, Laly Machado, 26 ans.

str-ap/mf